20 octobre 2016
Complot pour meurtre et viol à la PHD
Une deuxième évaluation exigée
Par: Maxime Prévost Durand
Il ne faut pas s’attendre à voir les deux élèves de la PHD impliqués dans l’histoire de complot pour meurtre et viol retourner en classe de sitôt. Photo François Larivière / Le Courrier

Il ne faut pas s’attendre à voir les deux élèves de la PHD impliqués dans l’histoire de complot pour meurtre et viol retourner en classe de sitôt. Photo François Larivière / Le Courrier

Après s’être soumis à une évaluation psychiatrique à l’Institut Philippe-Pinel, les deux élèves de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme, qui font face à une kyrielle d’accusations de complot pour viol et meurtre, devront subir une nouvelle évaluation avant de savoir s’ils seront remis en liberté.

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Toutes les parties ont convenu de cette avenue, mardi matin, alors que la cause revenait devant la Chambre de la jeunesse au Palais de justice de Saint-Hyacinthe. 

Après avoir pris connaissance du rapport psychiatrique commandé par la Cour le 20 septembre, les avocats Me Francis Savaria et Me André Blanchette ont demandé à la juge Lyne Morin d’accepter qu’une deuxième évaluation, psychologique cette fois, soit exercée.

« La première demande qui a été faite portait sur la remise en liberté et le risque de dangerosité des individus. À la suite de [cette] évaluation, l’expert psychiatre nous a demandé une nouvelle ordonnance plus complète et plus poussée », a précisé Me Savaria à sa sortie de la salle.

Les adolescents de 14 et 16 ans resteront détenus en centre jeunesse jusqu’à ce que le dossier revienne en cour le 15 novembre. La juge Morin a rappelé aux accusés qu’il leur est interdit d’entrer en contact de façon directe ou indirecte l’un avec l’autre.

De nouvelles accusations

Déjà bien garni, le dossier des deux adolescents s’est épaissi avec l’ajout de cinq nouvelles accusations déposées mardi matin. Des chefs de complot pour avoir administré une matière soporifique et de complot pour viol ont été ajoutés pour les deux adolescents concernant une nouvelle victime. Un troisième chef vise le plus jeune accusé relativement à des menaces de mort. Ils ont plaidé la non-culpabilité face à ces nouvelles allégations.

Jusqu’ici, les accusations déposées dans ces deux dossiers font état d’un total de six victimes alléguées (cinq pour le plus vieux, six pour le plus jeune). On dénombre maintenant 23 chefs d’accusations qui pèsent contre eux, soit 11 chefs pour l’adolescent de 14 ans et 12 chefs pour celui de 16 ans.

Pendant que les procédures judiciaires suivent leur cours, les deux élèves de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme ne sont toujours pas suspendus ni expulsés par l’établissement scolaire, a confirmé la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.

« Pour le moment, les élèves sont seulement en non-fréquentation scolaire », a indiqué Sagette Gagnon, régisseuse aux communications de la CSSH, spécifiant qu’ils n’ont jamais été suspendus jusqu’ici.

La situation pourrait toutefois être appelée à changer s’ils devaient être libérés après leur prochain passage en cour le 15 novembre. « Le jour où ils seront libérés, la première étape sera une rencontre entre les parents et la direction de l’école », a-t-elle ajouté. LE COURRIER avait appris en septembre qu’il y a peu de chance que ces élèves réintègrent un établissement scolaire de la CSSH pour y poursuivre leurs études.

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