8 décembre 2011
La Ville confirme l'achat du Couvent de la Métairie
« Une entente qui passera à l’histoire »
Par: Le Courrier
Jonathan Robin , le maire Claude Bernier et le directeur général de la Ville Louis Bilodeau n'ont pas caché leur soulagement de conclure pour le mieux la saga du Couvent de la Métairie.

Jonathan Robin , le maire Claude Bernier et le directeur général de la Ville Louis Bilodeau n'ont pas caché leur soulagement de conclure pour le mieux la saga du Couvent de la Métairie.

La Ville de Saint-Hyacinthe a confirmé, mardi, avoir conclu une entente de principe avec le Groupe Robin en vue d’acquérir le Couvent de la Métairie et quelque 400 000 pieds carrés du terrain qui l’entoure pour la somme de 2 M$, tel qu’annoncé en primeur dans notre édition du 24 novembre.

Le montant sera versé à la signature de l’acte de vente, prévue à la fin du mois de mars 2012. D’ici là, la Ville doit faire approuver un emprunt de 5,6 M$ par son conseil municipal et par le ministère des Affaires municipales.

Ce montant permettra de couvrir les coûts d’acquisition, les honoraires professionnels de la préparation des plans et devis de même que les coûts de transformation du bâtiment qui donnera une seconde vie au vieux couvent.Bien que la décision ne soit toujours pas officielle, ce sont les organismes socioculturels qui devraient déménager dans l’édifice de la rue Saint-Pierre Ouest. Ces derniers logent actuellement au Centre culturel, qui sera bientôt démoli. Dès l’an prochain, la Ville s’affairera à déterminer leurs besoins et à préciser les aménagements qui leur sont essentiels. Les travaux sont prévus pour l’automne 2012. « Cette acquisition d’importance permet non seulement de préserver le Couvent de la Métairie, mais également de protéger un domaine qui appartiendra dorénavant à l’ensemble de la collectivité », a noté le maire Bernier. La bande de 414 690 pieds carrés (38 526 mètres carrés) acquise par la Ville longe le ruisseau Mercier qui traverse le domaine jusqu’au Parc des enfants de la Métairie. Ce nouveau parc public pourrait éventuellement être doté d’une piste cyclable qui reliera la rue Saint-Pierre Ouest à la Crête de Saint-Dominique. En vue d’encourager la tenue d’activités et l’appropriation des lieux par les Maskoutains, la Ville envisage aussi l’installation de mobilier urbain au cours des années à venir. En point de presse, les deux parties n’ont pas caché leur joie de mettre un terme de belle façon à une négociation qui fut ardue. La Ville avait refusé la démolition du Couvent par le Groupe Robin en 2010 afin d’en protéger la valeur patrimoniale. Or, la démolition du couvent était un passage obligé pour l’entrepreneur qui souhaitait établir des condominiums en lieu et place du vieil édifice. « Construire des condos, ça implique d’installer des cuisines et des salles de bain. Cela signifie beaucoup de travaux de perçage des murs. L’état du couvent rendait cette entreprise déficitaire pour nous, mais la Ville récupère bien la balle aujourd’hui avec un projet viable qui permettra de conserver le couvent et de le mettre en valeur », a fait remarquer Jonathan Robin, qui développera tout de même un secteur résidentiel en bordure du nouveau parc. Selon le maire Bernier, les questions liées à la protection du patrimoine sont au coeur des préoccupations municipales, bien que les choix à faire soient souvent difficiles. « D’où la nécessité d’entreprendre une importante réflexion qui s’est étalée sur plus d’un an et demi », a-t-il souligné. L’espace dont la Ville se porte acquéreur permet aussi de préserver une percée visuelle importante, de la rivière Yamaska jusqu’aux Montérégiennes situées plus au sud, a indiqué le maire, en plus d’assurer la protection du ruisseau Mercier. « C’est plus qu’un couvent qu’on sauve aujourd’hui, a-t-il conclu. Nous en sommes venus à une entente qui passera à l’histoire. »

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