1 août 2013
Universiades 2013
Une expérience unique pour deux Maskoutains
Par: Maxime Prévost Durand
Philippe Gaumond et Samuel Pietracupa ont participé aux Universiades, les « Jeux olympiques universitaires », au début juillet en Russie, une expérience grandiose qu'ils ne sont pas près d'oublier.

Philippe Gaumond et Samuel Pietracupa ont participé aux Universiades, les « Jeux olympiques universitaires », au début juillet en Russie, une expérience grandiose qu'ils ne sont pas près d'oublier.

Participer aux Jeux olympiques est l’un des plus grands accomplissements qu’un athlète amateur puisse réaliser dans sa carrière. Participer aux Universiades, c’est tout comme pour Philippe Gaumond (badminton) et Samuel Pietracupa (haltérophilie).

Ils ont tous deux pu vivre le faste de cette compétition unique, réunissant les meilleurs athlètes universitaires de partout à travers le monde, à la façon des Jeux olympiques. Les Universiades se sont tenues à Kazan en Russie du 6 au 17 juillet.

« C’était immense, s’exclame Philippe Gaumond. Je savais que ça allait être gros, mais c’est une fois arrivé là qu’on constate à quel point le set up est immense. Il y a plus de 12 000 athlètes, des bénévoles partout, des installations neuves pour l’occasion et le site est d’une superficie d’un kilomètre de long par un autre kilomètre de large au moins », lance-t-il.« Un des entraîneurs d’haltérophilie avait accompagné la délégation canadienne à Londres l’an dernier et il nous disait que c’était identique à ce qu’on retrouvait aux Jeux olympiques tellement c’était gros », raconte Samuel Pietracupa.Outre l’aspect grandiose du site et de la compétition, le calibre dans chacune des disciplines a été très élevé. « Certains de ces athlètes ont déjà participé aux Jeux olympiques pour leur pays, lance Philippe. Pour le badminton, il y avait certains pays où le calibre était tout simplement trop élevé, comme la Chine, le Japon et la Corée, mais nous avons eu l’occasion de croiser plusieurs délégations qui demeuraient accessibles afin que l’on puisse rivaliser. »Dans la portion individuelle du tournoi, Philippe Gaumond a accédé au 2 e tour en simple avant de voir son parcours prendre fin face à un Français, alors qu’en double, avec son partenaire Philippe Charron, ils ont subi la défaite d’entrée de jeu contre un duo brésilien.Dans le tournoi par équipe, Philippe a joué tant en double qu’en simple afin d’aider le Canada à se classer au 14 e rang sur les 20 délégations en compétition. Le Canada a croisé au passage la Russie, le Sri Lanka, la Pologne, le Brésil, l’Australie et l’Ukraine dans le tournoi par groupe.« J’ai eu l’occasion de jouer plusieurs parties puisque nos duels face aux autres pays se sont souvent conclus 3 à 1 ou 3 à 2 dans la formule 3 de 5. Ça a permis à tout le monde de jouer régulièrement, ce qui n’arrive pas souvent dans les compétitions internationales. C’est de l’expérience que l’on accumule et ça nous donne de la motivation pour continuer. C’est la plus belle expérience que j’ai eu l’occasion de vivre et j’espère pouvoir y participer de nouveau dans deux ans », affirme le Maskoutain.

Haltérophilie

Samuel Pietracupa, à 26 ans, a pu participer à sa première expérience sur la scène internationale lors des Universiades. Une expérience qu’il a pu vivre avec son père et entraîneur, Michel Pietracupa, ancien Olympien en haltérophilie.

« Il y a deux ans déjà que je me préparais pour participer aux Universiades et j’ai pu atteindre ce but. Mon deuxième but était de ne pas faire de « zéro » et j’ai aussi réussi », lance Samuel, à la blague.À l’arraché, Pietracupa a soulevé 110 kg à son deuxième essai, tandis qu’à l’épaulé-jeté, il n’a réussi que son premier essai, avec une charge de 130 kg, portant son total à 240 kg, bon pour le 16 e rang chez les 69 kg. À titre comparatif, il avait soulevé un cumulatif de 252 kg (110 kg à l’arraché et 142 kg à l’épaulé-jeté) pour sa sélection en vue des Universiades au Championnat canadien en mai.« J’ai été victime d’un malaise lors de mon deuxième essai à l’épaulé-jeté. J’ai posé la barre à un mauvais endroit, une place où, à la longue, la circulation sanguine est bloquée et te fait partir dans les vapes. C’était dur de revenir par la suite. »Il se dit déçu de sa performance, sachant qu’il peut connaître de meilleurs résultats. « Je ne m’attendais pas à monter sur le podium, loin de là, mais j’avais des attentes personnelles que je n’ai pas réussi à atteindre. »Il s’agissait de la dernière occasion pour Samuel Pietracupa de participer aux Universiades puisque l’haltérophilie, un sport « flottant » à cette compétition, sera absente pour les deux prochaines éditions. Les Universiades se déroulent tous les deux ans.

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