10 août 2017
Initiative de deux Maskoutaines
Une exposition mettant en valeur Montréal et ses designers
Par: Olivier Dénommée
Les 30 photos de l’exposition Ballet mettent en vedette des ballerines, des vêtements montréalais, et des lieux connus de la métropole. « Cette exposition est un hommage au talent montréalais », résume la Maskoutaine Myriam Benoit, instigatrice du projet. Photo Alexandre Guilbeault

Les 30 photos de l’exposition Ballet mettent en vedette des ballerines, des vêtements montréalais, et des lieux connus de la métropole. « Cette exposition est un hommage au talent montréalais », résume la Maskoutaine Myriam Benoit, instigatrice du projet. Photo Alexandre Guilbeault

Une exposition peu commune sera brièvement présentée au Marché Bonsecours, en plein cœur du Vieux-Montréal. Ballet se veut le croisement entre le talent du photographe Alexandre Guilbeault, la souplesse de deux danseuses des Grands Ballets canadiens et la beauté des créations de designers de mode locaux.

C’est Fibres collectives, une boutique en ligne fondée par deux Maskoutaines regroupant essentiellement les designers montréalais, qui est derrière le projet. Myriam Benoit et Andréanne Courchesne ont eu cette idée de mettre en valeur les créations locales en même temps que des lieux connus de la métropole dans une série de photos, dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal.
« Le résultat était tellement beau que l’on a décidé d’en faire une exposition », explique Myriam Benoit, qui a opté pour l’emblématique Marché Bonsecours pour présenter les images au public. « Un étage sera consacré aux 30 photos prises par Alexandre Guilbeault des ballerines Sarah Kingston et Mahomi Endoh portant des vêtements de designers montréalais, et l’autre sera comme un musée de la mode, présentant des créations locales sur des mannequins. Des ordinateurs seront sur place et les gens pourront acheter des vêtements. »
L’exposition Ballet ne durera pas longtemps, du 17 au 20 août seulement, mais les photos demeureront visibles sur le site de Fibres collectives et du photographe, assure Mme Benoit. Par contre, pour voir les images en pleine grandeur (un format de 3 pieds sur 4 pieds, précise-t-on), il faut payer un prix d’entrée de 10 $ par visiteur de 12 ans et plus.
Confort montréalais
Myriam Benoit a beaucoup voyagé et a remarqué des approches différentes face à lamode selon les endroits dans le monde. « En Europe, il y a peu de détails dans le design : c’est surtout la qualité qu’on remarque. À Montréal, on vient plutôt chercher le cœur des gens avec des vêtements accessibles et confortables. » Les designers qui collaborent avec Fibres collectives répondent à quelques simples critères : offrir un design contemporain produit localement.
Départ obligé
Myriam Benoit et sa partenaire Andréanne Courchesne ont fondé Fibres collectives il y a deux ans, sentant que les gens ne connaissent pas suffisamment les créateurs locaux. « Nos plus gros noms sont Elisa C-Rossow, Marigold et Anne-Marie Chagnon. Si vous ne les connaissez pas, cela justifie notre mission de les faire connaître! », lance Mme Benoit, qui fait affaire avec une soixantaine de designers de mode, presque tous concentrés dans la région montréalaise. Elle-même designer, elle a quitté Saint-Hyacinthe à l’âge de 17 ans pour réaliser son rêve et est depuis sept ans chef designer au département bébé de L’Aubainerie en plus d’être à la tête de son entreprise. « Je n’ai pas eu le choix de quitter Saint-Hyacinthe pour étudier et réaliser mon rêve, mais c’est une ville que j’aime toujours beaucoup », assure Mme Benoit.
Elle s’envolera en septembre à Stockholm pour se laisser inspirer par des entreprises similaires à la sienne, qui œuvrent à plus grande échelle en Suède. Pour plus de détails sur Fibres collectives, sa mission et ses designers : www.fibrescollectives.com

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