9 mai 2013
Cataclysme et caribou
Une exposition qui a du panache
Par: Le Courrier
Avec ses toiles, Stéphanie Sun Art établit une comparaison entre le voile porté par les religieuses catholiques et le niqab porté par les femmes musulmanes.

Avec ses toiles, Stéphanie Sun Art établit une comparaison entre le voile porté par les religieuses catholiques et le niqab porté par les femmes musulmanes.

Après deux ans de formation, les 31 finissants en Arts visuels et médiatiques du Cégep de Saint-Hyacinthe sortent des quatre murs de l’école et présentent l’exposition Cataclysme et caribou à Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, jusqu’à dimanche.

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L’année scolaire compressée n’a pas été facile pour un grand nombre d’étudiants. Avec plus d’un mois en moins, les étudiants ont dû retrousser leurs manches pour rendre leur projet final. Mais leurs efforts n’auront pas été vains.

« Je trouve le résultat surprenant, lance fièrement Christian Parent, professeur en arts visuels. Ils ont fait cela dans un contexte pas facile, avec cinq semaines en moins. C’est énorme! Cela dit, la qualité est bonne. On voit le travail derrière chaque oeuvre et franchement, une fois tout installé, je trouve que cela a de la gueule! » La tête d’un caribou naturalisée est d’ailleurs exposée à l’entrée de l’aire d’exposition pour témoigner de la fierté des étudiants. « C’est un clin d’oeil à l’expression « avoir du panache », lance Marie-Ève Maillé, étudiante. Tout le monde est fier de ce qu’il a accompli autant en raison du manque de temps que du résultat de l’exposition. » Les étudiants ont également réussi à créer une exposition à leur image, mais aussi à l’image de leur programme, se réjouit leur professeur. De la peinture au dessin, en passant par la sculpture, la photographie et l’animation, ce n’est pas la diversité qui manque et le titre de leur exposition le témoigne.« Le terme cataclysme signifiait pour nous quelque chose qui bouge et qui est diversifié », explique Marie-Ève Maillé. « C’est vrai quand on regarde l’exposition, mais aussi quand on tient compte des étudiants de notre cohorte, poursuit David Cailhier Desforges. Nous avons tous des intentions différentes. Dans notre passé, notre présent, mais aussi notre futur. »

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