12 juillet 2012
Une histoire d’eau
Par: Pierre Bornais

Je ne suis pas surpris outre mesure d’apprendre que, depuis quelques années, la Ville n’a pas reçu les ristournes liées à l’exploitation du « Barrage de la Penman’s ».

Je ne suis pas surpris outre mesure d’apprendre que, depuis quelques années, la Ville n’a pas reçu les ristournes liées à l’exploitation du « Barrage de la Penman’s ».

Dès le départ, ce projet fit la manchette à titre de poisson d’avril dans le journal, tellement il semblait farfelu : achat par Hydro-Québec de la production à long terme et à un tarif privilégié. Puis, pour éviter les audiences publiques en environnement, le projet fut scindé en trois : la réparation du barrage, l’installation d’une centrale électrique « au fil de l’eau » et le canal de fuite. Pris séparément, les divers éléments échappaient aux études du BAPE, alors que l’ensemble du projet aurait justifié une telle démarche. Des citoyens inquiets ont fait valoir les impacts négatifs sur le niveau du bassin en amont, et par voie de conséquence sur les riverains, mais sans aucun résultat. Même les opposants « professionnels » à l’implantation des mini-centrales, jugées plus nocives qu’autre chose pour l’environnement, n’ont rien pu faire. Il y a bien eu une enquête sur l’ensemble du phénomène, mais rien d’illégal n’a été relevé, semble-t-il, dans les démarches des promoteurs. Déjà, les promoteurs originaux n’étaient plus au dossier, ayant vendu leurs intérêts à une autre entreprise qui, à son tour s’est empressée de refiler le tout à une compagnie de l’Ontario. La gestion à distance et par ordinateur est alors devenue la norme; tant pis pour les riverains qui voyaient régulièrement baisser le niveau de la rivière, au bon plaisir des opérateurs de la centrale. Pour compenser les effets négatifs, la Ville a même payé l’entreprise en période de basses eaux pour qu’il n’y ait pas de production d’électricité. Et aujourd’hui, même les redevances ne seraient plus versées? Quelle sera la prochaine étape? -30-

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