16 août 2018
Une maison sera détruite afin de pouvoir aménager un passage piétonnier
Par: Rémi Léonard
La Ville de Saint-Hyacinthe a acquis cette propriété de la rue Cayouette pour un montant de 286 500 $. Elle compte ensuite la démolir.   Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe a acquis cette propriété de la rue Cayouette pour un montant de 286 500 $. Elle compte ensuite la démolir. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe a récemment procédé à l’achat d’une maison unifamiliale sur la rue Cayouette, dans le quartier Saint-Joseph, afin de permettre l’aménagement d’un passage piétonnier.

La transaction de 286 500 $ a été confirmée le 6 août à la séance publique du conseil municipal. Le bâtiment sera vraisemblablement démoli afin de créer un accès entre le développement résidentiel implanté autour des avenues Georges-Aimé et Gérard-Presseau et les Loisirs Saint-Joseph ainsi que l’école Roméo-Forbes, de l’autre côté de la voie ferrée laissée à l’abandon par la Central Maine & Québec Railway. Le secteur se trouve effectivement quelque peu enclavé par le chemin de fer, alors qu’il faut actuellement aller jusqu’à l’avenue Saint-Louis pour le traverser.

La conseillère Linda Roy a toutefois affiché son opposition au moment de voter la résolution confirmant l’achat. Même si elle partage l’objectif du projet, elle aurait plutôt privilégié l’idée de faire passer la liaison piétonnière entre deux propriétés, ce qui aurait évité l’achat de l’entièreté de l’immeuble et sa démolition. Elle a même soutenu que quatre autres de ses collègues étaient du même avis, mais qu’ils se sont finalement rangés à la majorité. Mme Roy a effectivement été la seule à voter contre la résolution en soulignant le montant important de l’achat.

Même si les immeubles semblent relativement serrés sur cette portion de la rue Cayouette, la conseillère maintient qu’il aurait été possible de démolir uniquement l’abri d’autos rattaché à la maison afin de créer un espace suffisant pour le passage piétonnier. La municipalité aurait pu revendre la propriété par la suite, a-t-elle soutenu. Bref, les options à moindres coûts n’ont pas été suffisamment examinées, a-t-elle conclu. 

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