21 août 2014
Compostelle en tandem
Une Maskoutaine et son fils marcheront dans les pas de Saint-Jacques
Par: Jennifer Blanchette
Hélène Chartier, qui a souffert d’une tumeur au cerveau, et son fils Virgile Chartier Beaulieu se feront pèlerins sur les chemins de Compostelle afin d’encourager la Fondation québécoise du cancer.  Photo courtoisie

Hélène Chartier, qui a souffert d’une tumeur au cerveau, et son fils Virgile Chartier Beaulieu se feront pèlerins sur les chemins de Compostelle afin d’encourager la Fondation québécoise du cancer. Photo courtoisie

Avant même qu’on lui découvre une tumeur au cerveau, les chemins de Compostelle piquaient la curiosité d’Hélène Chartier. En voie de remporter la bataille contre sa maladie, la Maskoutaine a choisi de devenir pèlerin, avec son fils, en participant au défi Compostelle en tandem afin d’amasser des fonds pour la Fondation québécoise du cancer.

Du 10 au 23 septembre, Hélène et Virgile Chartier s’envoleront en France et chemineront sur 207 kilomètres, non pas pour des raisons spirituelles, mais bien pour faire connaître et redonner à la Fondation québécoise du cancer et ses Hôtelleries.

Il s’agit d’un lieu d’hébergement offert à peu de frais aux personnes atteintes d’un cancer pour la durée de leur traitement. L’enseignante en mathématiques à la Polyvalente Hyacinthe-Delorme y est demeurée cinq semaines, le temps de recevoir ses 25 traitements de radiothérapie.

« L’Hôtellerie fait en sorte qu’on ne se sent pas isolé. Il y a beaucoup d’activités et d’encadrement. Surtout, rencontrer des gens avec différents types de cancer a quelque chose de très thérapeutique », souligne la dame de 53 ans.

C’est d’ailleurs lors de son séjour à l’Hôtellerie de Montréal qu’elle fut sensibilisée à l’activité Compostelle en tandem qui regroupe 40 pèlerins pour sa 5e édition.

Afin de prendre part à ce périple, mère et fils doivent amasser chacun la somme de 2 000 $, qui sera remise à la Fondation, en plus de débourser près de 2 800 $ pour couvrir les frais du voyage.

Le tandem doit également se préparer physiquement à relever le défi. « Puisque je ne peux pas conduire pour le moment, je marche beaucoup ces temps-ci, lâche Mme Chartier en riant. Je vais aussi à la montagne et je me suis inscrite dans un club d’entraînement. Quant à mon fils, il est déjà en bonne forme physique. »

Tumeur au cerveau

La tumeur au cerveau d’Hélène Chartier a été décelée en janvier, après qu’elle ait subi une crise d’épilepsie nocturne.

Une dizaine de jours plus tard, elle a été opérée au cerveau afin de retirer l’oligodendrogliome de type 2. « J’ai passé 7 h 30 sur la table d’opération et il a fallu 54 broches pour fermer la craniotomie », se remémore Mme Chartier.

Cette dure épreuve est maintenant presque derrière elle puisqu’au début du mois de juillet, son médecin lui a annoncé qu’elle était en rémission. « Les résultats des scans ne montraient rien d’anormal », se réjouit-elle.

Hélène Chartier doit toutefois compléter ses traitements de chimiothérapie avant de crier victoire. « Je ne voulais pas faire de chimio, mais mon médecin m’a avertie que si la tumeur revenait dans cinq ans, on ne pourrait plus faire ce qu’on fait maintenant. Alors, j’ai accepté. »

Pour encourager Hélène et Virgile Chartier, il suffit de visiter le site compostelleentandem.com et de sélectionner le profil des deux pèlerins maskoutains.

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