11 avril 2019
Une nouvelle ressource en itinérance sous peu au centre-ville
Par: Rémi Léonard

Quelques-uns des édifices à logements acquis par la Ville en bordure de la promenade Gérard-Côté. Ils doivent éventuellement servir à donner de l’espace à la future promenade. Photothèque | Le Courrier ©

En attendant la construction du projet de logements sociaux Le Concorde, sur l’avenue du même nom au centre-ville, une nouvelle ressource dédiée aux personnes en situation d’itinérance devrait être mise en place « dans un avenir assez rapproché », a annoncé dernièrement le conseiller Jeannot Caron.

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Le conseil municipal a en effet convenu de fournir gratuitement un espace dans l’un des bâtiments récemment acquis par la Ville au Centre d’intervention jeunesse des Maskoutains (CIJM), un organisme qui regroupe des travailleurs de rue et de milieu. Ces derniers prendront le relai de l’organisme Contact Richelieu-Yamaska, qui reviendra à sa mission première (voir autre texte). C’est également le CIJM qui s’installera dans le bâtiment neuf du Concorde, qui doit intégrer des chambres itinérantes et des studios de transition en plus des logements sociaux et abordables.

D’ici là, l’emplacement projeté pour la ressource temporaire est sur l’avenue Brodeur. Ce lieu prendra la forme d’un « refuge » et d’un « centre de jour » qui permettra notamment d’offrir davantage de lits disponibles à ceux qui en ont besoin, a précisé M. Caron. Le CIJM doit encore confirmer les derniers détails liés au financement avant d’en faire l’annonce officielle.

En raison des nombreuses acquisitions réalisées ces dernières années au centre-ville, dont certains bâtiments qui n’étaient pas destinés à une démolition à court terme, la Ville de Saint-Hyacinthe s’est retrouvée récemment propriétaire de plusieurs immeubles locatifs, un rôle peu commun pour une municipalité.

En plus d’offrir cet espace au CIJM, le maire Corbeil a donc annoncé en février que sept autres logements pourraient venir combler les besoins de l’Office d’habitation des Maskoutains et d’Acton. De cette manière, la Ville délègue en quelque sorte la gestion de ces immeubles et de ses locataires à l’Office, dont c’est déjà la mission naturelle.

Car être proprio comporte ses inconvénients, même pour une municipalité. À titre d’exemple, la Ville est allée récemment devant la Régie du logement pour obtenir la résiliation du bail de l’un de ses locataires pour motif de non-paiement de loyer. La Régie a effectivement condamné le locataire, dont nous taisons volontairement le nom et l’adresse, à payer les trois mois de loyer impayés et a ordonné son expulsion. La directrice des communications de la Ville, Brigitte Massé, a indiqué que le locataire a « quitté les lieux » à la suite du jugement.

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