14 novembre 2019
Milieux de vie supervisés
Une nouvelle ressource privée à Saint-Hyacinthe
Par: Benoit Lapierre

Vicky Lemieux a monté de toute pièce un projet qui permet à de jeunes adultes au parcours atypique de cheminer vers l’autonomie. Photo François Larivière | Le Courrier ©

« Milieux de vie supervisés », une ressource privée en développement de l’autonomie, propose depuis peu ses services à Saint-Hyacinthe dans ses locaux situés au 1091-1095, avenue Castelneau.

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Le nouvel organisme accompagnera de jeunes adultes au parcours atypique – des autistes, notamment – qui désirent cheminer vers l’autonomie et réaliser un projet de vie satisfaisant. « Nous allons boucher un petit trou de service. C’est quelque chose qui n’existait pas à Saint-Hyacinthe », souligne la directrice de la maison, Vicky Lemieux, une éducatrice spécialisée œuvrant en CLSC.

Elle continuera de travailler dans le réseau public tout en s’occupant de la clientèle de Milieux de vie supervisés avec deux autres professionnelles, Amélie Bouthot, travailleuse sociale, et Catherine Touchette, psychoéducatrice. « Ici, c’est vraiment un passe-temps pour moi. Tout a été pensé pour que ce soit compatible avec mon travail », a expliqué Mme Lemieux tout en faisant visiter ses quartiers aux représentants du COURRIER.

Son propre appartement servira de milieu d’accueil pour de courts séjours supervisés d’expérimentation à la vie autonome qui se vivront durant les fins de semaine. Six inscrits installés dans trois chambres suivront ainsi, chez elle, quatre ateliers de 43 heures, du vendredi soir au dimanche après-midi, à raison d’un atelier par mois. Ses « colocs » de fin de semaine exploreront chaque fois un thème particulier à travers des échanges dirigés et diverses activités d’intégration qui incluent la préparation des quatre repas pris en commun.

Après avoir cheminé dans ces quatre ateliers qui permettent d’établir, entre autres, le profil d’autonomie de chacun, les participants seront prêts à passer à l’étape suivante, celle de la vie en milieu supervisé. Ce deuxième volet constitue l’aboutissement du processus dans lequel les bénéficiaires se seront engagés sur une base volontaire. Il peut s’agir, par exemple, de bénéficiaires de l’aide sociale présentant des contraintes sévères à l’emploi.

Durant six mois et après avoir conclu une entente de location, ils occuperont un vaste logement contigu à celui de Vicky Lemieux et comportant six chambres individuelles meublées et verrouillées, avec aires de vie commune. Ils bénéficieront alors de neuf heures de supervision par semaine – trois périodes de trois heures chacune – une présence qui sera assurée par les intervenantes. Au terme du séjour, le bail de six mois pourra être renouvelé, selon la progression du projet de vie. « On souhaite surtout que ça devienne un tremplin vers une vie autonome. Ceux qui sont ici doivent payer pour y être, mais ils reçoivent des services en retour. Pour nous, ce n’est rien de très payant : nous sommes d’abord des passionnées qui avons le goût de donner du temps », résume Vicky Lemieux.

Le 13 septembre, elle a accueilli trois colocs pour vivre avec eux son tout premier atelier thématique de 43 heures.

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