25 octobre 2012
Laboratoire de l'IBVA
Une opportunité ratée pour Prevtec microbia
Par: Jean-Luc Lorry
Le D r Éric Nadeau, vice-président aux affaires scientifiques chez Prevtec microbia.

Le D r Éric Nadeau, vice-président aux affaires scientifiques chez Prevtec microbia.

Prevtec microbia, une entreprise qui loge dans la Cité de la biotechnologie, prévoyait dès ses débuts en 2005, utiliser les équipements du laboratoire de l’Institut de biotechnologie vétérinaire et alimentaire (IBVA) pour y produire ses vaccins.

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Cette opportunité d’affaires fut pourtant sans lendemain, en raison d’un long délai d’attente pour obtenir les accréditations du laboratoire.

« La direction de l’IBVA voulait absolument que son laboratoire soit homologué GMP (bonnes pratiques de fabrication), une accréditation très longue à obtenir et inutile pour produire nos vaccins », indique le D r Éric Nadeau, vice-président aux affaires scientifiques chez Prevtec microbia. L’IBVA a mis fin à ses activités en 2007 pour des questions de financement et de divergence entre les membres de sa direction concernant sa vocation future. La gestion de son laboratoire (LBVA) est aujourd’hui assurée par l’Université de Montréal en partenariat avec la Faculté de médecine vétérinaire. Ces deux institutions multiplient les démarches pour trouver un locataire partenaire à ce laboratoire ultramoderne qui n’a jamais été opérationnel depuis son inauguration en 2004 (voir autre texte).« La mise au point de notre premier vaccin a eu lieu dans le laboratoire de l’IBVA. Celui-ci faisait partie de notre plan stratégique pour produire nos futurs produits à Saint-Hyacinthe. Toute la partie bactériologique avait été conçue pour nous », se souvient avec amertume le D r Nadeau.« Lorsque nous avons vu des employés du laboratoire devant produire notre vaccin être remerciés faute de financement pour les rémunérer, nous avons décidé de quitter le navire », poursuit-il.Pour fabriquer son produit phare, le Coliprotec (un vaccin contre la diarrhée post-sevrage chez le porc), Prevtec microbia s’était finalement tournée vers l’ouest canadien en signant un contrat de sous-traitance avec le Saskatchewan Research Council (SCR).En juillet, nous mentionnons l’intérêt de Prevtec microbia d’intégrer le futur Centre de développement pharmaceutique de Saint-Hyacinthe. Une possibilité avancée par la direction générale de la Ville et validée par le D r Nadeau.« Ce n’est pas dans nos objectifs de faire de la production nous-mêmes parce que c’est trop exigeant sur le plan financier. Nous ne sommes pas dans le secteur pharmaceutique, mais biologique », a simplement conclu Éric Nadeau.

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