2 octobre 2014
Une opportunité
Par: Martin Bourassa
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Le bon côté de cette démission, c’est qu’il remet à l’agenda le débat sur l’utilité de ce poste au sein de l’équipe de communications de la Ville de Saint-Hyacinthe, une équipe qui a presque plus de chefs que d’indiens. À quelques jours de la préparation budgétaire 2015, voilà une belle économie potentielle pour nos élus.

Il est question d’un salaire de 80 449 $, sans les avantages sociaux.

Une bonne partie du travail de Mme Jetté consistait à accompagner le maire Claude Corbeil dans ses déplacements, à l’assister et à le conseiller dans ses activités de représentation. Un accessoire dont son prédécesseur n’a jamais eu le luxe ou besoin.

Est-ce que le maire Corbeil a réellement besoin d’un chaperon, et si oui, d’un chaperon à de telles conditions? Sans aucune difficulté, on pourrait certainement et facilement trouver un agent de communication compétent et disponible à la moitié du salaire de Mme Jetté pour encadrer le maire et rapporter, au besoin, tous ses faits et gestes à la direction générale. Il est grand temps pour M. Corbeil de marcher tout seul comme un grand garçon, lui qui complétera bientôt la première année de son mandat.

Un peu d’autonomie et de liberté lui fera un bien fou.

Fallait une bonne dose de courage et/ou d’inconscience pour renoncer de soi-même à un emploi de cadre (trop) bien payé à la Ville de Saint-Hyacinthe comme l’a fait Joëlle Jetté, responsable des relations publiques.

Mme Jetté retourne à ses anciennes amours, dans un poste de directrice de communications à la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Montérégie Est. Oui il fallait du courage, car un emploi de cadre permanent comme celui qu’elle laisse volontairement derrière elle, ça ne passe pas tous les jours. Même que lors de sa création, il n’avait pas fait l’unanimité à la table du conseil.

De l’inconscience aussi, car la CRÉ n’est rien d’autre qu’une CRÉature inutile dans l’univers municipal actuel. Dans le rayon des choses qu’il faudrait abolir au terme de la réingénierie de l’État, cela devrait venir bien avant les agences de santé régionales et les commissions scolaires. On pourrait facilement remettre les budgets et les responsabilités des CRÉ entre les mains des MRC ou carrément entre celles des municipalités et l’impact sur le public serait nul. On éviterait ainsi un dédoublement.

Le bon côté de cette démission, c’est qu’il remet à l’agenda le débat sur l’utilité de ce poste au sein de l’équipe de communications de la Ville de Saint-Hyacinthe, une équipe qui a presque plus de chefs que d’indiens. À quelques jours de la préparation budgétaire 2015, voilà une belle économie potentielle pour nos élus.

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