21 avril 2016
Une petite maison à l’intérieur du Cégep
Par: Rémi Léonard
Derrière, l’animateur Luc Drapeau à gauche et le directeur général du Cégep de Saint-Hyacinthe Roger Sylvestre à droite. Devant, dans le même ordre, l’animatrice Michèle Guimond, le président d’honneur Ray-Marc Dumoulin et la présidente de la fondation, Mélanie Trudeau-Lauzon. Photo Pierre-Paul Guertin

Derrière, l’animateur Luc Drapeau à gauche et le directeur général du Cégep de Saint-Hyacinthe Roger Sylvestre à droite. Devant, dans le même ordre, l’animatrice Michèle Guimond, le président d’honneur Ray-Marc Dumoulin et la présidente de la fondation, Mélanie Trudeau-Lauzon. Photo Pierre-Paul Guertin

La fondation Martin-Giard a lancé le 6 avril sa campagne de financement 2016 avec comme objectif de récolter 95 000 $ pour soutenir le service d’animation à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire (AVEC) du Cégep de Saint-Hyacinthe.

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Le local près du carrefour central est tout au long de l’année scolaire un lieu ­d’accueil et de socialisation pour les ­étudiants, mais aussi un vecteur pour l’engagement dans le Cégep à travers ­plusieurs projets. Défi têtes rasées ­Leucan, plantation d’arbres, aide au ­devoir à des élèves du primaire, promotion du commerce équitable, campagne d’Amnistie internationale et ciné-club sont quelques-unes des activités qui ­animent la vie étudiante grâce à l’AVEC et ses deux animateurs.

Une nouvelle activité est aussi née cette année : la semaine sans argent. L’idée a germé de la rencontre de la traditionnelle vigile de la Nuit des sans-abri et du visionnement du film Vivre sans argent, d’après l’initiative de Heidemarie Schwermer. Huit étudiants ont alors choisi d’emboîter le pas pour une ­semaine à « s’affranchir de l’argent comme intermédiaire » écrivait l’un d’eux, Bastien Gauthier-Soumis, en présentant la démarche.

« C’était aussi l’occasion d’aller à la ­rencontre de la communauté », indique l’animateur Luc Drapeau. Les jeunes ont en effet utilisé le bénévolat dans ­différents organismes comme monnaie d’échange alternative à l’argent. ­Soulignant l’audace nécessaire pour ­relever cette épreuve, le directeur général du Cégep, Roger Sylvestre, a réitéré sa confiance envers l’AVEC, « qui donne un sens à la vie de beaucoup de jeunes », a-t-il dit. Le président d’honneur, Ray-Marc Dumoulin, a pour sa part soutenu que le service « donne aux étudiants des balises pour guider leur cheminement ».

Une relève qui s’engage

L’organisation de la fondation Martin-Giard s’est considérablement rajeunie cette année, un renouveau symbolisé par la nouvelle présidente Mélanie Trudeau-Lauzon. L’ancienne étudiante est entrée dans le local de l’AVEC il y a 7 ans. Après son passage, Mélanie est revenue parce qu’elle voulait redonner à l’AVEC ce qu’elle y a reçu. « J’y ai tout de suite trouvé écoute, entraide et solidarité », se ­souvient-elle. L’animatrice Michèle Guimond a d’ailleurs donné une bonne idée de l’ambiance qui habite son local en le décrivant comme « une petite maison » à l’intérieur des murs du Cégep.

Une mention spéciale a souligné ­l’implication de l’ancien enseignant ­devenu un bénévole important de la ­fondation, Roger Fafard. Trois étudiantes particulièrement impliquées ont aussi été reconnues. Élizabeth Émond et Léa Leblanc se sont partagé ex aequo le prix « Ambassadeur de la paix » et celui du « Superhéro engagé » est allé à Gabrielle Laprise.

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