12 janvier 2012
Gaz de schiste
Une possible contamination d’eau souterraine inquiète à La Présentation
Par: Jean-Luc Lorry

Un indice de contamination d’eau souterraine à proximité d’un puits non identifié de gaz de schiste au Québec inquiète vivement Gérard Montpetit, membre du Comité Non-Schiste La Présentation.

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Ce nouvel épisode guère rassurant dans l’industrie controversée du gaz de schiste a été révélé dernièrement par le quotidien La Presse.

Karlis Muehlenbachs, professeur à la faculté des sciences de la Terre et de l’atmosphère à l’Université d’Edmonton, a réalisé un test indiquant une possible contamination d’eau souterraine pour le compte d’une entreprise dont l’identité est tenue secrète. « Pourquoi, refuse-t-on de nommer quel est le puits qui a été désigné pour réaliser cette étude? se questionne Gérard Montpetit. Tous les gens qui demeurent à proximité d’un puits sont sur le qui-vive. Une nouvelle fois, la loi du silence est offerte à l’industrie du gaz de schiste. » Cette éventuelle contamination des eaux souterraines pourrait toucher le site gazier situé à La Présentation, puisqu’une importante concentration de méthane avait été détectée à la périphérie des puits aujourd’hui fermés de la compagnie albertaine Canbriam. Fin octobre, lors d’un rassemblement populaire tenu aux abords du site de forage de cette municipalité, de nombreux citoyens étaient plus inquiets que jamais d’un potentiel danger de contamination de la nappe d’eau souterraine attribuable aux fuites de méthane.Informé de cette possible contamination d’eaux souterraines au Québec par le gaz de schiste, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, dit prendre la situation « très au sérieux ». Toutefois, le ministre se tourne vers le Comité de l’évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur le gaz de schiste pour décider si une étude plus approfondie que celle du professeur Muehlenbachs devrait être effectuée. Rappelons que lors de la soirée de consultation du ÉES dans la région, plusieurs citoyens avaient contesté la légitimité de ce comité ainsi que son manque de transparence.

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