15 septembre 2011
Le Holiday Inn devient un hôtel LEED
Une première en Amérique du Nord
Par: Le Courrier

Un an après son ouverture, l’hôtel Holiday Inn Express & Suites de Saint-Hyacinthe est devenu cette semaine le tout premier établissement hôtelier non seulement du Canada, mais de toute l’Amérique du Nord à obtenir la prestigieuse certification « LEED ».

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« Quelle belle journée! » s’est exclamé mardi Robert Robin, le président du Groupe Robin, en souhaitant la bienvenue à ses invités au dévoilement de la plaque attestant que l’hôtel qu’a fait construire son groupe au 1500, Johnson Est répond aux normes les plus élevées en matière de construction environnementale.

« Il s’agit d’un projet exemplaire en développement durable qui prouve qu’on peut faire les choses autrement », a déclaré Annick Bastien, du Conseil du bâtiment durable du Canada, l’organisme qui décerne la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) au Canada lorsqu’elle est méritée. Pour que le projet de 10 millions $ du Groupe Robin soit estampillé LEED au terme de sa réalisation, 26 conditions bien précises ont dû être remplies. Or, c’est plutôt 28 exigences en construction environnementale qui ont été respectées. « Je pourrais vous en parler jusqu’à demain », a soutenu Jonathan Robin, le vice-président du Groupe, en déclinant une à une les principales qualités de l’hôtel en matière de protection de l’environnement.Il a souligné entre autres choses que toutes les économies d’énergie qui seront réalisées dans l’exploitation de l’hôtel grâce à sa conception particulière représentent 250 000 kilowatts/heure par année, l’équivalent de la consommation électrique de 11 résidences. De même, l’hôtel utilisera chaque année un million de litres d’eau de moins – le contenu de 35 piscines hors terre – que s’il avait été conçu de façon conventionnelle. L’hôtel est notamment doté de toilettes à pression semblables à celles que l’on retrouve dans les avions, de même que d’un réseau de serpentins qui permet de récupérer l’énergie calorifique des eaux grises. Durant la construction, 75 % des résidus de matériaux ont été récupérés et envoyés au recyclage plutôt que dirigés vers les sites d’enfouissement, et les émissions de gaz à effet de serre ont été réduites de 19 tonnes parce que le promoteur a privilégié l’achat local dans ses approvisionnements en matériaux. « Nous sommes très fiers, en tant que Maskoutains, d’avoir encouragé les gens d’ici », a lancé Jonathan Robin, avant d’ajouter qu’aucun produit nocif n’est employé dans l’entretien de l’hôtel puisque tout est biodégradable.En s’adressant à l’assemblée, la ministre du Tourisme et ministre responsable de la Montérégie, Nicole Ménard, a quant à elle insisté sur l’importance pour le Québec de se doter d’infrastructures d’accueil de haute qualité. « Ce projet s’intègre dans la vision du développement durable que soutient notre gouvernement », a-t-elle dit.Quant au maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, il voit dans l’hôtel du Groupe Robin un grand enrichissement pour sa ville. « C’est un atout de taille dont il faudra tirer profit » a-t-il déclaré.Selon Élise Dufresne, l’ingénieure du bureau EXP qui était responsable de l’accréditation LEED durant la construction (elle se trouve maintenant chez Cimaise – Fba), la récupération de l’eau dans l’hôtel est l’élément central du projet, celui qui a nécessité le plus de travail. « Dès le début de la conception du projet, nous avons arrimé toutes les disciplines ensemble et nous avons procédé à une analyse de faisabilité. C’est lorsqu’il en a reçu les résultats que le Groupe Robin a décidé d’aller de l’avant », a-t-elle expliqué.

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