21 décembre 2017
Judo
Une première expérience en Asie pour Benjamin Daviau
Par: Maxime Prévost Durand
Benjamin Daviau revient de l’Open asiatique, une première épreuve pour lui sur ce continent. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Benjamin Daviau revient de l’Open asiatique, une première épreuve pour lui sur ce continent. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Pour la première fois de sa carrière, le judoka maskoutain Benjamin Daviau s’est rendu en Asie au début décembre pour une compétition internationale, l’Open asiatique. Même s’il n’a pas réussi à obtenir un classement, l’expérience lui a permis de constater où il se situe sur l’échiquier mondial.

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Victime d’un tirage défavorable, Benjamin a croisé la route de l’éventuel champion, Yung wei Yang, de Taipei, dès son deuxième combat. L’athlète de 20 ans a tout de même poussé à la limite son adversaire, classé dans le top 30 mondial dans la catégorie des moins de 60 kg.
« Pendant trois minutes, c’était très serré, soutient le protégé du Club de judo de Saint-Hyacinthe en entrevue. À une minute de la fin du combat, j’ai réalisé que je perdais par un petit score et j’ai voulu le rattraper. J’ai commencé à être plus offensif, à aller plus de l’avant, mais ça lui a ouvert une porte pour appliquer sa technique préférée et me faire flipper avec 30 secondes à faire. Pendant tout le combat, je savais qu’il allait tenter ce mouvement alors j’étais plus prudent, mais je n’allais pas rattraper l’avance qu’il avait si je n’essayais pas quelque chose. »
Malgré la déception, Benjamin se console puisqu’il est l’un des seuls à avoir rivalisé de la sorte avec Yang. « Si je l’avais croisé en quart de finale, j’aurais probablement eu le classement que j’aurais dû avoir pour me retrouver dans le top 5 », souligne-t-il.
À son premier combat, contre Ho Cheung Wong, de Hong Kong, le Maskoutain s’était montré plutôt expéditif en remportant le combat en une quinzaine de secondes. Au total, ils étaient près d’une trentaine de judokas dans sa catégorie.
Une quêtE, avec un grand E
Au-delà de l’expérience comme athlète, Benjamin Daviau partait en Asie en quête d’une nouvelle classification, une lettre E, qui lui permettrait de participer à davantage de compétitions internationales.
Ses résultats ne lui ont toutefois pas permis d’atteindre ce nouveau standard, mais il aura une nouvelle chance dès le début de l’année lors de l’Élite 8, une compétition regroupant seulement les huit meilleurs judokas canadiens de chacune des catégories. « Si je termine premier à l’Élite 8, j’aurai ma lettre E », explique-t-il.
Ultimement, une participation aux Jeux olympiques est dans la mire du Maskoutain. L’obtention de cette lettre serait un premier pas vers le processus de qualification, même s’il s’agit d’une route encore bien longue.
Une pause de l’équipe nationale
Bien qu’il tente de percer l’échiquier mondial, le judoka maskoutain a dû faire un choix déchirant au cours des derniers mois en abandonnant sa place au sein de l’équipe nationale relève, avec laquelle il s’entraînait depuis plusieurs mois déjà.
L’un des points qui a mené à cette décision est notamment la conciliation entre l’entraînement et ses études. « En m’entraînant à Montréal, je passais 3 h 30 dans le transport, en bus et en métro. Ça m’empêchait d’étudier », affirme-t-il.
De plus, les entraînements avec l’équipe nationale étaient surtout axés sur le combat. « Je ne faisais plus de musculation, ni de cardio et d’entraînement technique, je faisais juste des combats. Je me battais mieux, mais j’arrivais à deux minutes de combatet je manquais de souffle. J’ai donc décidé de revenir au club [de Saint-Hyacinthe], où je fais plus de musculation et de cardio et, jusqu’à maintenant, j’ai l’impression que ça va mieux comme ça. »
À l’inverse, en revenant à Saint-Hyacinthe, il a perdu de nombreux partenaires d’entraînement. « Ce que j’aime le plus, c’est me battre. À Saint-Hyacinthe, c’est plus difficile de trouver des gens pour me battre. Des judokas de mon poids et de mon âge, il n’y en a pas, tandis qu’à Montréal, on était une dizaine. »
À court terme, il restera avec le Club de judo de Saint-Hyacinthe, où il a fait ses classes, mais un retour avec l’équipe nationale relève n’est pas écarté dans un futur rapproché.

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