28 mai 2020
La Cascades piétonne
Une question de sécurité, maintient Jeannot Caron
Par: Rémi Léonard

C’est des situations comme celles-ci que le conseiller Caron souhaitait éviter avec la piétonnisation de la rue des Cascades. Bien que le débat soit maintenant élargi, c’est véritablement la gestion des impacts de la COVID-19 qui a été le déclencheur de cette initiative, a assuré l’élu. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Dans le contexte actuel, la piétonnisation de la rue des Cascades répond avant tout à des impératifs de sécurité et de distanciation sociale, a plaidé en entrevue au COURRIER le conseiller du centre-ville, Jeannot Caron.

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C’est d’ailleurs à sa suggestion que la SDC a évalué cette idée au départ, a-t-il rappelé, et il s’est montré par la suite un fervent défenseur de l’initiative. Élu et résident du quartier, Jeannot Caron a d’abord constaté que les files d’attente qui peuvent se former devant les commerces empêchaient les piétons de circuler de manière sécuritaire, c’est-à-dire à plus de deux mètres les uns des autres sans empiéter sur la circulation automobile. L’exemple le plus frappant à cet égard a été la réouverture le 15 mai des Trouvailles de l’Abbé Leclerc, a-t-il souligné.

Or, il faut avant tout « que les gens se sentent en sécurité » au centre-ville pour qu’ils continuent d’y venir. « Avec la configuration actuelle, ça ne se fait pas », a-t-il conclu, d’où l’idée d’enlever cet « irritant » en rendant des tronçons de la rue des Cascades aux piétons et aux vélos. Les rues transversales demeureraient accessibles en voiture, incluant de chaque côté du Marché, a-t-il aussi souligné.

Terrasses étendues

Il a aussi évoqué les petits restaurants ou les bars qui pourraient en profiter pour agrandir leur terrasse dans la rue, alors que leurs espaces habituels se retrouveraient particulièrement restreints en tenant compte de la distanciation qui sera sans doute exigée au moment de leur réouverture éventuelle.

L’élu croit de toute façon qu’il faut « faire face aux changements qui affectent présentement le commerce de détail », comme l’avènement du commerce en ligne, a-t-il soulevé. C’est encore plus nécessaire en ce moment de faire du centre-ville « une destination de choix », a-t-il ajouté.

« On s’en va vers ça », a-t-il soutenu, invitant certains commerçants qui forment un « noyau dur » d’opposition à cette idée de revoir leur mentalité. Il dit en effet douter que la clientèle continue d’encourager un commerce qui est « juste là pour l’argent ». Il soutient d’ailleurs que l’avis des clients et des résidents du centre-ville devra aussi être entendu à travers ce projet pilote.

Bien conscient du défi important que rencontre les commerçants, l’élu tente en même temps de se faire rassembleur en spécifiant vouloir sauver « le plus de commerces possible » malgré la crise. Il n’est pas question « de choisir qui va survivre et qui va crever », a-t-il assuré.

Changement de plan

Joint ce lundi, avant que la formule du compromis du jeudi au dimanche ne soit évoquée, le conseiller Caron se disait alors prêt à tout pour que le projet pilote se tienne sept jours sur sept. « On ne peut pas faire de compromis sur la sécurité », avait-il affirmé. Après ce dernier développement, M. Caron s’est refusé à faire d’autres commentaires.

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