26 septembre 2019
À Saint-Louis
Une sculpteure en résidence… chez elle!
Par: Maxime Prévost Durand

L’artiste Suzanne Martineau utilise plusieurs matériaux pour créer ses sculptures, bien que la plupart d’entre elles aient été conçues à partir de béton. Elle ouvrira d’ailleurs ses portes, à Saint-Louis, afin d’exposer ses œuvres dans le cadre des Journées de la culture. Photos François Larivière | Le Courrier ©

L’artiste Suzanne Martineau utilise plusieurs matériaux pour créer ses sculptures, bien que la plupart d’entre elles aient été conçues à partir de béton. Elle ouvrira d’ailleurs ses portes, à Saint-Louis, afin d’exposer ses œuvres dans le cadre des Journées de la culture. Photos François Larivière | Le Courrier ©

L’artiste Suzanne Martineau utilise plusieurs matériaux pour créer ses sculptures, bien que la plupart d’entre elles aient été conçues à partir de béton. Elle ouvrira d’ailleurs ses portes, à Saint-Louis, afin d’exposer ses œuvres dans le cadre des Journées de la culture. Photos François Larivière | Le Courrier ©

Depuis plus de 30 ans, l’artiste Suzanne Martineau explore les différents matériaux pour concevoir ses sculptures. Béton, terre glaise, plâtre et pierre, ils sont tous passés entre ses mains pour se transformer en œuvre d’art.

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Chez elle, à Saint-Louis, une trentaine de sculptures grand format sont exposées dans un boisé et un jardin adjacents à sa résidence, puis tout près d’une centaine de pièces plus petites se trouvent à l’intérieur, notamment dans son atelier, où elle passe beaucoup de temps à créer. Dans le cadre des Journées de la culture, l’artiste ouvrira d’ailleurs ses portes au public pour une visite guidée et commentée le samedi 28 septembre.

Plutôt touche-à-tout, la sculpteure dit s’intéresser davantage au travail de recherche qui mène à l’œuvre plutôt que le résultat en soi. Et c’est à force de fouiller et d’essayer des choses qu’elle arrive à un résultat qui lui convient.

« J’aime beaucoup le jeu des formes et des textures, soutient Suzanne Martineau, lors d’une rencontre avec LE COURRIER. J’aime jouer avec les matériaux et explorer. Ce que je trouve intéressant, c’est que chaque matériau offre ses possibilités. »

Le béton, par exemple, est un matériau qu’elle affectionne particulièrement pour son accessibilité et son côté brut. En ce sens, presque aucune de ses sculptures n’est peinte afin qu’elles puissent conserver ce côté brut. Le fait que le béton puisse être exposé à l’extérieur sans se détériorer en raison de nos conditions climatiques lui plaît également.

Certaines thématiques ressortent néanmoins de son travail, bien qu’il n’y ait pas nécessairement de liens entre elles. « Je m’intéresse beaucoup aux cultures comme les Étrusques, l’Île de Pâques et la préhistoire, alors c’est sûr que ça va dans différentes directions. Je n’ai pas une voie unique », convient-elle. Le culte de la femme revient aussi à plusieurs reprises dans son travail.

Ce côté artistique qu’elle a développé au fil des années est forcément dans ses gênes puisque sa mère faisait du tissage et sa grand-mère travaillait la céramique. « C’était quelque chose que je voyais beaucoup », se souvient-elle en évoquant la manipulation de la matière.

C’est après avoir étudié en arts visuels à l’Université d’Ottawa, en tant que jeune adulte, que Suzanne Martineau a pris goût à la sculpture, un art qu’elle a appris de façon autodidacte. Et si elle le fait depuis toutes ces années, c’est d’abord et avant tout pour son plaisir personnel, bien que certaines œuvres aient fait leur chemin jusqu’à des expositions. « Quelques pièces s’étaient entre autres retrouvées à Pointe-à-Callière, mentionne-t-elle. Mais je le fais vraiment pour mon plaisir à moi. Je ne veux pas me mettre de contraintes dans le but de faire une exposition. »

Parce que dans tout le processus qui mène à une sculpture, l’artiste dit aimer se laisser surprendre par son évolution. « Ce qui est le fun de la création, c’est que tu te lèves le matin et tu ne sais pas ce qui va s’être passé une fois rendu le soir. […] Je joue aussi avec l’imprévu et ça donne de belles choses. »

Les visiteurs qui se rendront aux portes ouvertes samedi pourront justement en être témoins alors qu’une sculpture de béton incomplète se trouve parmi la trentaine installée dans le boisé. « Ce sera un cheval ou un loup, je ne sais pas encore », lance-t-elle au représentant du COURRIER en montrant la base entamée.

L’activité inscrite dans le cadre des Journées de la culture est tout à fait gratuite. Il suffit de se rendre au 1060, rue Bord-de-l’Eau Ouest. L’artiste accueillera les visiteurs de 10 h à 17 h.

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