15 juin 2017
En spectacle avec Bad Uncle
Une soirée ensoleillée avec Dead Blues Carnival
Par: Olivier Dénommée
L’été de David Von Glockenstein et de Mo Masaya s’annonce chargé avec beaucoup de spectacles au programme et la sortie physique de leur démo Turbo Spooky Outlaw. Cet enregistrement est déjà offert sur la page Bandcamp du groupe maskoutain et devrait aider à patienter d’ici la sortie d’un premier vrai album studio, prévu d’ici un an. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’été de David Von Glockenstein et de Mo Masaya s’annonce chargé avec beaucoup de spectacles au programme et la sortie physique de leur démo Turbo Spooky Outlaw. Cet enregistrement est déjà offert sur la page Bandcamp du groupe maskoutain et devrait aider à patienter d’ici la sortie d’un premier vrai album studio, prévu d’ici un an. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Fondé en 2014 dans « les terres fumières » de Saint-Hyacinthe, le groupe Dead Blues Carnival peut se vanter de ne laisser personne indifférent sur sa route, offrant un Delta blues énergique et particulièrement éclectique. Le quintette se fera entendre de nouveau dans son patelin, ce vendredi au Zaricot.

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Dead Blues Carnival est né de l’initiative de Mo Masaya, qui a commencé à écrire de la musique dans un esprit blues et country, seul sur son balcon. Ses comparses, issus de milieux très éclectiques, l’ont vite rejoint dans cette aventure musicale. « Je pense que c’est ça, la force de Dead Blues : on n’est pas ancrés dans un seul style. Pour nous, le country, c’est un souvenir d’enfance et ça marque notre retour à la campagne », explique David Von Glockenstein, joueur de planche à laver et de guimbarde de la formation. Il va plus loin encore en affirmant que « folk is the new punk », soulignant que cette formation est loin d’être la seule à faire un retour à une musique plus acoustique, sans rien sacrifier de son mordant.

Le « Delta blues » vient de la région du Mississippi aux États-Unis et a été développé par les travailleurs noirs dans les plantations de coton au début du 20e siècle. Ceux-ci n’avaient souvent droit qu’à des instruments primitifs, ce qui a été très inspirant pour Dead Blues Carnival. « C’est le fun de voir qu’on peut faire de la musique avec des instruments hors norme », sourit Mo Masaya, qui a lui-même amélioré la planche à laver que son collègue utilise en spectacle. D’ailleurs, le groupe aimerait bien avoir la chance de percer aux États-Unis, parce que si son style est souvent associé à la mouvance du folk trash très populaire au Québec, il s’inspire davantage de ce qui se fait au sud de la frontière.

Du soleil

Dead Blues Carnival visitera pour la deuxième fois Le Zaricot, et a bien l’intention de faire bouger la foule. « En spectacle, les gens ne sont pas capables de rester assis. Ils en sortent énergisés », soutient le chanteur et guitariste. Bien que le public cible du groupe se situe dans « la nouvelle génération de hippies au background punk », les gens plus âgés qui aiment le country-blues y trouveront aussi leur compte. Quelques reprises se glisseront aussi dans le set, dont du Johnny Cash ou du Hank Williams. Le reste sera composé de matériel original.

Avec Bad Uncle pour clore la soirée, c’est encore mieux. « Ça sera une soirée très “couleurée”, surtout avec la voix unique de leur chanteur Santosh Lalonde », assure Mo Masaya. Les deux formations joueront 1 h 30 chacune, et Dead Blues Carnival promet d’apporter le soleil du Mississippi au Zaricot. Le spectacle du vendredi 16 juin débutera à 21 h.

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