14 décembre 2017
École des Passereaux
Une soixantaine d’élèves relocalisés
Par: Olivier Dénommée
L’immeuble Saint-Joseph de l’école des Passereaux n’est pas sécuritaire. Photo François Larivière - Le Courrier

L’immeuble Saint-Joseph de l’école des Passereaux n’est pas sécuritaire. Photo François Larivière - Le Courrier

Ce qui devait être une simple expertise d’ingénieur pour planifier différentes rénovations à l’immeuble Saint-Joseph de l’école des Passereaux s’est finalement transformé en relocalisation : la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) a avisé vendredi les parents concernés que les trois classes et le service de garde qui se trouvaient dans ce pavillon seraient déménagés dans l’immeuble Maurice-Jodoin, jusqu’au retour des Fêtes.

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« Lors de l’expertise, les ingénieurs ont signalé qu’ils ne pouvaient pas garantir hors de tout risque la sécurité de l’immeuble », explique Jean-François Soumis, directeur du service des ressources matérielles à la CSSH, donnant l’exemple d’un tremblement de terre majeur sur le territoire. « Dans un tel cas, on ne sait pas comment la bâtisse pourrait se comporter. » La CSSH a préféré « ne pas prendre de chance » jusqu’à nouvel ordre.
Cette nouvelle en prend plusieurs par surprise dans la mesure où l’état du bâtiment était considéré comme « satisfaisant » dans un rapport publié en début d’année, avec un indice de vétusté de moins de 15 % – un des meilleurs de la CSSH.
Selon la régisseuse aux communications, Sagette Gagnon, les premières expertises visaient spécifiquement le chauffage, les salles d’eau, la fenestration et les pieux de l’immeuble, ce qui explique que la structure n’était pas visée plus tôt. Des rapports plus approfondis ont ensuite été commandés cet été, avec les conclusions que l’on connaît.
Différents scénarios
Les élèves et le personnel sont pour le moment relocalisés à l’autre pavillon de l’école des Passereaux, mais ce n’est qu’une solution à court terme, assure la directrice générale, Caroline Dupré. À moyen terme, trois scénarios ont été présentés aux parents concernés mercredi soir, mais un seul a été retenu comme réaliste : « À l’école Saint-Charles-Garnier, il y a trois classes disponibles dans l’immeuble Jacques-Cartier, prêtes à recevoir des élèves. Jusqu’en juin, ils occuperaient donc ces classes. C’est l’option qui est privilégiée », explique Mme Dupré.
Les deux autres scénarios impliquaient de finir l’année dans l’immeuble Maurice-Jodoin ou dans des locaux temporaires qu’il aurait de toute façon fallu construire, mais ils étaient considérés comme non viables à moyen terme par la commission scolaire, notamment à cause du manque d’installations sanitaires pour soutenir une soixantaine de personnes de plus.
Même si la situation semble réglée jusqu’à la fin de l’année scolaire, il est trop tôt pour connaître le plan de match en septembre prochain, puisque rien n’indique que l’immeuble Saint-Joseph sera plus sécuritaire d’ici là. Il faudra au moins une autre année avant que cette situation temporaire se règle, estime M. Soumis. Même l’endroit privilégié pour la relocalisation pourrait changer, selon le bassin d’élèves prévu en 2018-2019 : une décision devrait être prise en mars, peu après la fin des inscriptions.

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