15 août 2019
Ouverture en novembre
Une SQDC voisine d’Énergie Cardio
Par: Olivier Dénommée

La succursale maskoutaine de la SQDC ouvrira ses portes en novembre au 3044, boulevard Choquette, jusqu’à tout récemment occupé par le Centre des arts martiaux Guy Brodeur. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Un peu plus d’un an après la légalisation du cannabis partout au Canada, Saint-Hyacinthe aura sa propre succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC). Il a été confirmé la semaine dernière qu’une boutique ouvrira ses portes au 3044, boulevard Choquette, juste à côté d’Énergie Cardio, en novembre.

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Si, au moment de la légalisation du cannabis le 17 octobre 2018, la Ville ne semblait pas particulièrement chaude à l’idée d’accueillir une SQDC à Saint-Hyacinthe, le maire Claude Corbeil a reconnu récemment que des discussions avaient lieu « depuis quelques mois » entre la SQDC et Saint-Hyacinthe Technopole pour trouver le meilleur emplacement pour accueillir une succursale.

« Saint-Hyacinthe est la 18e ville en importance au Québec, c’était sûr qu’il y aurait un intérêt pour ouvrir un magasin chez nous », affirme le maire ajoutant que « la venue de cette succursale est faite de façon sécuritaire » et que l’emplacement choisi « correspond aux critères ». Or, comme la réglementation encadrant les emplacements où pourrait se trouver une SQDC n’a jamais été formellement adoptée par le conseil municipal, la principale contrainte était de ne pas installer une succursale à moins de 250 mètres d’une école primaire ou secondaire. Le magasin se retrouvera donc au carrefour des boulevards Choquette et Casavant Ouest, juste à côté d’Énergie Cardio et à un jet de pierre d’EkçaSaute, un centre d’amusement familial. Cette proximité en a fait sourciller plus d’un dans la dernière semaine.

Fin de bail

Jusqu’à récemment, c’est le Centre des arts martiaux Guy Brodeur qui occupait le local de la future SQDC. Après deux ans seulement au même endroit, M. Brodeur ne se serait pas manifesté assez vite pour renouveler son bail auprès du propriétaire de la bâtisse, Roger Letendre, qui a plutôt signé un nouveau bail avec la SQDC. « Je suis déçu parce que je n’avais pas l’intention de quitter cet endroit, mais je peux comprendre que M. Letendre a pris une décision d’affaires en favorisant une SQDC », mentionne M. Brodeur dont les activités ont été transférées au Cégep de Saint-Hyacinthe pour le moment.

Règlementation toujours en attente

Dans les semaines précédant la légalisation du cannabis, la Ville de Saint-Hyacinthe avait décidé de se ranger du côté de la ligne dure en faisant connaître son intention d’interdire la consommation de cannabis sur tous les lieux publics de son territoire. Près d’un an plus tard, rien n’a été adopté, ni à Saint-Hyacinthe ni dans la MRC des Maskoutains, pour encadrer sa consommation et rien n’indique que cela se fera dans un avenir rapproché. Donc, pour le moment du moins, il est encore possible de fumer un joint dans les rues de Saint-Hyacinthe sans subir de conséquences.

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