25 janvier 2018
Une synergie avec Juliette-Lassonde
Par: Maxime Prévost Durand

L’un des éléments qui contribuent au succès du Zaricot, c’est la synergie qui s’est créée au fil des années avec le Centre des arts Juliette-Lassonde. Leur collaboration est grandissante et un partenariat dans un futur rapproché n’est pas écarté.

« Avec l’arrivée de Jean-Sylvain Bourdelais [à la direction générale], il y a eu une modification de la philosophie. On est passé d’un travail complètement en silos à des discussions et une ouverture, rien qui ne ressemble à une compétition. Je pense que ça contribue au succès du Zaricot », soutient Joëlle Turcotte, l’une des copropriétaires de la salle de rue des Cascades.
« Il y a un esprit très fraternel avec le Zaricot, on ne le voit pas comme un compétiteur, affirme le directeur général du Centre des arts, Jean-Sylvain Bourdelais. La culture au sens large est importante et le Zaricot y contribue à Saint-Hyacinthe. Ils le font à bout de bras avec des moyens qui ne sont pas ceux des grandes salles, sans subvention. »
Les deux salles ont d’ailleurs tenu quelques rencontres dans les derniers mois afin d’établir une meilleure façon de travailler ensemble. Au fil des discussions, l’idée que le Centre des arts Juliette-Lassonde diffuse à l’occasion des spectacles au Zaricot est ressortie.
« Mais pour le moment, ça ne fait pas partie de la mission qui m’est donnée au Centre des arts et à la SDS (Société de diffusion de spectacles de Saint-Hyacinthe). Il y aurait un travail de fond à faire pour en arriver là », ajoute M. Bourdelais.
Ce modèle existe toutefois ailleurs au Québec. Il cite notamment la Salle André-Mathieu, à Laval, qui diffuse certains spectacles dans des lieux émergents. Cette façon de faire se voit également du côté de Sainte-Thérèse et de Joliette, poursuit M. Bourdelais.
« Le but est de voir le Zaricot comme un tremplin pour certains artistes, mais aussi comme une salle avec une expérience de spectacle différente, souligne Mme Turcotte. Un artiste qui pourrait remplir Juliette-Lassonde, si on le présente au Zaricot, ça serait complètement un autre spectacle. On essaie présentement de voir de quelle façon on peut se partager le marché et peut-être présenter des artistes en collaboration. »
Le disquaire indépendant Fréquences, au centre-ville, fait aussi partie de cette synergie décrite tant par le Zaricot que le Centre des arts en contribuant à la promotion de la musique.
« On est dans une conjoncture assez intéressante », se réjouit Joëlle Turcotte. « Le but n’est pas de se faire compétition, mais de promouvoir la culture. Nous sommes tous des amoureux de la culture », conclut Jean-Sylvain Bourdelais.

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