15 novembre 2018
entre les lignes
Une transaction gagnante
Par: Le Courrier

L’achat par la Société d’agriculture des principaux actifs du Salon de l’agriculture est une excellente nouvelle à tous les niveaux, voire une conclusion heureuse et logique.

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D’abord, elle fait disparaître beaucoup d’ambiguïté et de confusion chez les non-initiés qui avaient parfois de la difficulté à démêler ce qui relevait de la Société ou du Salon, dans la mesure où les deux organisations œuvraient en parallèle dans un même jardin, en organisant tantôt une foire agricole, un salon agricole ou Expo-Champs.

Les deux organisations se sont accommodées de cette cohabitation pacifique pendant bien des années, comme en font foi leurs activités phares qui sont parmi les plus populaires et des incontournables dans le monde agricole au Québec.

Dans la mesure où le Salon de l’agriculture était disposé à céder ses actifs, il faut saluer la décision de ses administrateurs d’opter pour la Société d’agriculture. Ce faisant, on consolide les activités du Salon en sol maskoutain et celles de la Société par la même occasion. Mieux, on s’assure de conserver localement le plein contrôle sur les décisions futures. C’est encore plus vrai quand on apprend qu’il y avait un gros groupe ontarien sur les rangs, prêt à bondir sur les actifs du Salon. Selon nos informations, il s’agit du groupe de presse Glacier FarmMedia Limited Partnership, qui édite entre autres le Bulletin des agriculteurs du Québec. La Société d’agriculture locale vient donc de lui couper l’herbe sous le pied. Bien fait. Cela dit, la Société devra maintenant s’assurer de poursuivre le développement du Salon et d’Expo-Champs. De grands défis se présentent à elle, m’a confié André Cécyre, président du Salon de l’agriculture.

Parmi ceux-ci, il y a l’obligation d’être proactif et innovateur afin de rejoindre la jeune génération montante des agriculteurs. L’erreur serait de poursuivre sur l’erre d’aller, dit-il. Et concernant l’amertume qu’il disait ressentir face à cette transaction, M. Cécyre assure qu’il est avant tout habité d’une certaine tristesse à l’idée de se départir de son bébé, mais qu’il le croit entre très bonnes mains avec la Société. Et nous aussi M. Cécyre.

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