16 février 2012
Sondage de satisfaction sur Saint-Hyacinthe
Une ville peu attractive malgré sa qualité de vie
Par: Jean-Luc Lorry
Le président de la Chambre de commerce et de l'industrie Les Maskoutains, Claude Corbeil.

Le président de la Chambre de commerce et de l'industrie Les Maskoutains, Claude Corbeil.

Un sondage réalisé dernièrement révèle que malgré une qualité de vie jugée très satisfaisante, les personnes qui habitent à l’extérieur de Saint-Hyacinthe ne souhaitent pas nécessairement venir s’y installer.

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Ce coup de sonde a été initié par le comité vision stratégique, un groupe formé de représentants du milieu d’affaires et institutionnel de la région, chapeauté par la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains.

La firme montréalaise d’enquêtes et de sondages BIP a réalisé ce sondage du mois d’août à novembre 2011 auprès de trois groupes distincts : la population (400 personnes résidant à parts égales à Saint-Hyacinthe et sur la Rive-Sud), les gens d’affaires (105 entrepreneurs de la région) et les étudiants (617 répondants issus du Cégep de Saint-Hyacinthe, de l’ITA et de la Faculté de médecine vétérinaire).De façon générale, les personnes sondées considèrent que la qualité de vie à Saint-Hyacinthe est très satisfaisante (92 % en moyenne). Pourtant, seulement 5 % des personnes sondées du groupe « population » qui demeurent sur la Rive-Sud envisagent de déménager à Saint-Hyacinthe d’ici trois ans. Le résultat est légèrement supérieur auprès des étudiants de niveau collégial et universitaire (9 %).« Notre population est vieillissante et son nombre augmente faiblement. Nos industries auront rapidement besoin de main-d’oeuvre. Saint-Hyacinthe doit devenir une municipalité attractive, un coup de barre majeur s’impose », commente Claude Corbeil, président de la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains.Si on isole les répondants qui résident à Saint-Hyacinthe, ils se disent particulièrement satisfaits de la propreté de la Ville (taux de satisfaction de 96 %), de sa qualité de vie en général (94 %), de la qualité des commerces (91 %) et de sa sécurité (90 %).En revanche, les Maskoutains expriment des réserves concernant le transport en commun, le réseau routier, le niveau de taxation et le prix des maisons.Au chapitre des perspectives professionnelles locales offertes aux étudiants de niveau collégial et universitaire, 36 % se disent satisfaits de la diversité des emplois et 41 % de leur qualité. Des résultats somme toute décevants et qui peuvent expliquer que seulement 17 % des étudiants demeurant actuellement à l’extérieur de Saint-Hyacinthe envisagent d’y revenir d’ici trois ans.

Train de banlieue

Claude Corbeil considère que la présence du train de banlieue à Saint-Hyacinthe permettrait de renverser la vapeur.

« Cela nous prend un train de banlieue bidirectionnel qui sera un outil de développement stratégique essentiel pour la région », maintient avec fermeté le président de la Chambre de commerce.Les chiffres lui donnent raison puisque 93 % des personnes interrogées représentant « la population » se disent favorables au train de banlieue à Saint-Hyacinthe. Un pourcentage qui atteint 85 % auprès des étudiants qui demeurent à Saint-Hyacinthe et 78 % auprès de ceux qui habitent à l’extérieur de la Ville.

Employés recherchés

Concernant le sondage effectué auprès du milieu d’affaires, celui-ci indique 81 % de satisfaction pour la qualité des emplois, mais chute à 52 % à propos de la quantité de main-d’oeuvre disponible. Un chiffre qui remonte légèrement à 57 % au sujet de sa qualité.

États généraux

Ces trois sondages ont été réalisés en vue des États généraux sur le développement économique de la MRC des Maskoutains qui se tiendront le 1er mai à l’Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe.

Pour consolider son initiative, la Chambre de commerce a invité début janvier ses 750 membres, à rédiger un mémoire et répondre à une série de questions portant sur les principaux enjeux économiques de la région.Selon Claude Corbeil, l’analyse des mémoires reçus permettra de contribuer à la mise en place « de ce grand chantier économique pour la santé et la vitalité de la MRC des Maskoutains ». Les mémoires doivent être déposés au plus tard le 15 mars à la Chambre de commerce.

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