2 juin 2011
L'équipe compte dans ses rangs les deux meilleures au Canada
Upton, un château fort du nawatobi
Par: Maxime Desroches
Claude Paquette entouré de quelques-unes de ses élèves du Club Sportif de Nawatobi d'Upton.

Claude Paquette entouré de quelques-unes de ses élèves du Club Sportif de Nawatobi d'Upton.

20 secondes. C’est la durée moyenne d’une routine de nawatobi, ce sport de saut à la corde sur tremplin qui demeure méconnu malgré le fait que les MRC des Maskoutains et d’Acton soient devenues, ces derniers temps, un château fort de cette discipline d’origine japonaise.

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Claude Paquette, un enseignant d’éducation physique aux écoles de Saint-Dominique, Upton et Saint-Liboire maintenant à la retraite, initie depuis 1995 des élèves de niveau primaire à ce sport accessible aux enfants comme aux adultes. Au cours de la dernière année, il a animé une activité de nawatobi dans huit écoles de la commission scolaire de Saint-Hyacinthe, dans le but de mieux le faire connaître.

« Non seulement plusieurs jeunes ont pris goût au nawatobi, mais quelques professeurs en éducation physique ont fait des démarches pour l’intégrer à leur programme d’enseignement », a expliqué celui qui a lancé le Club Sportif de Nawatobi d’Upton en septembre 2010.En raison de son faible coût — seuls une planche de bois, quatre blocs et une corde à sauter sont requis pour s’y adonner —, le nawatobi s’avère une option intéressante à l’année longue, et ce, peu importe le budget alloué à la pratique des sports. « On sentait le besoin de mettre sur pied un club civil, puisque les jeunes n’avaient plus la chance de le pratiquer une fois rendus à l’école secondaire. Ils peuvent ainsi consacrer plusieurs heures par semaine à améliorer les différentes habiletés de leur routine de 20 sauts. Plusieurs de nos athlètes ont eu la piqûre au point d’en faire sur une base compétitive », a-t-il précisé.

L’élite canadienne des filles

Les jeunes athlètes du Club d’Upton n’ont pas tardé à briller sur la scène canadienne du nawatobi. Chez les athlètes féminines, Marilou Cournoyer et Agnès Ouradou (toutes deux âgées de 11 ans) occupent respectivement, depuis le mois d’avril, le premier et le deuxième rang de la discipline, tous âges confondus.

Marilou a d’ailleurs fracassé un record national au plus récent championnat national, auquel participaient 125 athlètes, en inscrivant le plus haut pointage jamais atteint par une Canadienne.

Une activité unisexe

Bien qu’à Upton comme ailleurs, le nawatobi semble faire plus d’adeptes chez les filles que chez les garçons, Claude Paquette assure qu’il s’agit d’un sport unisexe dans lequel chacun peut y trouver son compte.

« Les habiletés athlétiques ne sont pas aussi importantes qu’on serait tenté de le croire, pour les garçons comme pour les filles. Même si les sauts donnent l’impression que ça se rapproche de la gymnastique, c’est une discipline bien à part. Il faut simplement une bonne coordination, une force de concentration et, comme dans n’importe quoi, un désir de s’améliorer et le tour est joué. »Pour plus de renseignements sur le nawatobi, visitez la page de la Fédération sportive de Nawatobi Québec au www.nawatobiquebec.com_Nawatobi.html.

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