12 novembre 2015
Mercedes-Benz GLC 3004 MATIC 2016
Utilitaire de luxe
Par: Marc Bouchard

On connaissait le Mercedes-Benz GLK, un petit véhicule aux arêtes pointues et à la silhouette plutôt carrée que les femmes, en majorité, appréciaient particulièrement. On peut désormais lui dire adieu, puisque le petit modèle sera remplacé d’ici quelques semaines par le GLC, une nouvelle appellation pour un véhicule destiné à prendre sa place dans le même créneau.

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Physiquement, on a perdu considérablement le petit côté carré. Le nouveau GLC se la joue tout en rondeur, et affiche définitivement son appartenance à la grande famille allemande de Mercedes-Benz. La preuve, c’est l’imposante ­calandre chromée, décorée au centre de l’étoile du constructeur. Un seul coup d’oeil vous situe rapidement.

Cette grille au logo célèbre est encadrée de blocs optiques plus larges, plus ­imposants, mais mieux intégrés dans la structure latérale, abritant à leur tour des phares haute densité adaptatifs. Il faudra attendre quelques mois pour obtenir une version statique et moins dispendieuse de ces mêmes phares, caprice de la fabrication.

Sans surprise, les rondeurs étant plus aérodynamiques que les formes carrées, le nouveau GLC affiche un coefficient ­aérodynamique réduit à 0,31. Si cela ne vous dit rien, sachez seulement qu’il s’agit du coefficient de friction, et qu’une voiture sport considérée comme ­aérodynamique aura un CX de 0,30. Idéal pour maximiser l’économie de ­carburant.

Même si globalement, les dimensions du GLC ne sont pas loin de celles de ­l’ancien GLK (il est quand même 131 mm plus long et 50 mm plus large), certaines nuances sont importantes. Ainsi, le ­nouvel empattement plus long – il est ­désormais de 2873 mm – permet une plus grande stabilité sur la route, et favorise un usage mieux adapté de l’espace ­intérieur en agrandissant notamment le coffre arrière qui reçoit dorénavant jusqu’à 1600 litres de matériaux une fois les sièges abaissés.

Enfin, toujours en simple terme ­d’esthétique, mentionnons que le ­Canada ne recevant que la version GLC 300 4Matic, tout est relativement ­standard, à l’exception d’un ajout ­possible de l’ensemble AMG n’offrant aucune amélioration mécanique, mais affichant notamment une partie avant modifiée, et des roues exclusives.

Habitacle raffiné

Dans l’habitacle, vous ne serez pas ­dépaysés si vous connaissez bien la classe C de Mercedes-Benz. Tout y est similaire, de la disposition des commandes les plus simples à la qualité de finition. Ce qui, il faut bien l’avouer, est loin d’être négatif quand on connait la précision et la qualité des matériaux utilisés par le constructeur dans la réalisation de cet intérieur.

Au centre de la planche de bord trône un écran affichant à la fois les informations de navigation, de confort, de ­divertissement et toutes les informations reliées au véhicule. C’est notamment dans cet écran que l’on peut manipuler le système Comand, donnant notamment accès à l’application Mercedes-Benz et aux différentes autres applications ­disponibles comme la météo, etc.

Pour avoir accès à cet écran, une ­molette logée entre les sièges avant, ­surmontée d’un pavé tactile capable de recevoir les commandes du bout du doigt. Concrètement expliqué, il vous ­suffit de tracer du bout du doigt les lettres de l’adresse recherchée, par exemple, et le système les lira. Pratique pour ne pas quitter la route des yeux et pour limiter les déplacements avec la mollette.

Sous le capot de la Mercedes-Benz GLC, un petit moteur turbo 4 cylindres de 2,0 litres développant avec un enthousiasme contagieux ses 241 chevaux et ses 273 livres-pied de couple. Le résultat : ­selon le constructeur, un 0-100 kilomètres à l’heure en quelque 7,3 secondes, jumelé à une consommation d’essence minimale dont les données ne seront ­officielles que plus tard.

Sachez tout de même que sur les ­autoroutes de la région d’Atlanta, en Georgie, où notre essai s’est déroulé sur quelques centaines de kilomètres, la consommation enregistrée excédait de peu les 8,1 litres aux 100 kilomètres.

Pour transmettre cette puissance aux roues, une toute nouvelle boîte automatique à neuf rapports, la 9-G tronic. Le GLC est maniable et, disons-le très ­dynamique. Les routes vallonneuses, étroites et terriblement en lacets ont ­permis de constater la tenue de route sans reproche du petit utilitaire. En ­utilisant le mode approprié (le véhicule affiche un mode eco, confort, sport ou sport plus, chacun ayant une influence sur la direction, les suspensions, la transmission et la réponse de l’accélérateur), il était possible d’enfiler les virages avec une certaine insistance, au grand désespoir d’un passager victime du mal des transports.

En résumé

Avec un prix de base de 44 950 $, le ­Mercedes-Benz GLC s’affiche comme un sérieux prétendant dans la catégorie des petits utilitaires de luxe. Sa conduite, la qualité de son assemblage, le silence de son habitacle et le dynamisme dont il fait preuve sont certes des ­éléments qui sont le gage de son succès futur.

Photos Marc Bouchard

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