6 décembre 2012
Porsche Cayenne GTS
Utilitaire, mais surtout sport
Par: Marc Bouchard

Quand on pense Porsche, c’est plutôt vers la célèbre 911 que nos pensées se tournent. Après tout, elle est le classique d’entre les classiques en matière de voiture sportive. Mais voilà que les ventes de Porsche Canada sont en désaccord… car croyez-le ou non, c’est dans le secteur des utilitaires sport que Porsche s’établit le plus sérieusement au pays.

Publicité
Activer le son

Le Cayenne, car c’est bien de lui dont il s’agit, a connu un succès inespéré depuis sa sortie, constituant pas moins de 50 % des ventes du constructeur allemand au pays. Difficile donc, comme chroniqueur automobile, de ne pas se placer derrière le volant histoire de comprendre ce phénomène.

Mais parce que l’on fait rarement les choses comme les autres, c’est au volant du Cayenne GTS, un modèle de performance, que notre essai s’est réalisé (NOTE : pour le bienfait des lecteurs, sachez que ce sont les manufacturiers qui déterminent en général quelles versions sont disponibles pour essai. Dans cette optique, je testerai dans quelques semaines la version diesel du même camion). Le GTS est un utilitaire sport qui privilégie définitivement l’aspect sportif de la question. Fort de son V8 atmosphérique de 420 chevaux, il se déplace avec aisance et vigueur. En fait, la moindre pression sur l’accélérateur permet de faire bondir le SUV vers l’avant avec une vélocité étonnante. Parce qu’il s’agit d’un fidèle compagnon de la gamme Porsche, il obtient les amortisseurs rigides à souhait, capables de le maintenir en trajectoire, et des freins d’une telle puissance qu’ils vous donnent presque l’impression de heurter un mur en arrêt d’urgence. Quant au style, il est Porsche sans conteste. Les blocs optiques avant sont similaires à ceux de la famille sportive, et le capot plongeant est définitivement proche parent. Évidemment, la partie arrière est moins spectaculaire, bien qu’elle soit impossible à confondre avec une autre marque. Dans l’habitacle, on se retrouve aussi définitivement en terrain connu pour quiconque a déjà conduit une Porsche. Le tableau de bord est sobre, mais ergonomique, et malgré une réelle abondance de boutons, tout est en place pour un usage aisé. Les sièges sont enveloppants comme doivent l’être les sièges d’une Porsche. Et tout l’habillage profite d’une finition Alcantara de grande qualité. Même son titre d’utilitaire est partiellement mérité, avec un espace de chargement au seuil élevé, mais à la capacité étonnante, et avec un rouage intégral vif en réaction. Mais, car il y a toujours un mais, je n’arrive pas à comprendre le désir de rouler en Cayenne plus sport que jamais sous le seul prétexte de rouler en utilitaire. Bien sûr, le véhicule est capable de tous les excès en terme de dynamisme de conduite. Il est vrai aussi qu’il se débrouille bien dans les conditions hors route. Mais qui, vraiment, a besoin de ce genre de performances sur un modèle utilitaire? Attention, loin de moi l’idée de dire que le Porsche Cayenne ne mérite pas considération. Au contraire, il remplit son rôle à merveille. Mais j’ai un doute sur la nécessité de 420 chevaux…

Forces :

– Dynamique de conduite – Finition irréprochable – Fiabilité Porsche

Faiblesses :

– Prix d’achat – Moteur très puissant

Fiche technique :

Moteur : V8 4.8L DACT 32 soupapes Puissance (ch@tr/min) : 420 @ 6500 Couple (lb.pi@tr/min) : 380 @ 3500 Roues motrices : Traction intégrale Transmission : Automatique à 8 rapports Prix : 95 615 $

image