7 mars 2019
Incendie de la Place Frontenac
Vague de solidarité à Saint-Hyacinthe
Par: Rémi Léonard

À peine une semaine s’est écoulée depuis que les 64 résidents de la Place Frontenac se sont retrouvés à la rue à la suite d’un incendie majeur, mais les initiatives pour leur venir en aide commencent déjà à porter leurs fruits.

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Lors de la plus récente séance du conseil, ce lundi, le conseiller Jeannot Caron a pu annoncer que les sinistrés pourraient être relocalisés « en grande majorité » au centre-ville. L’élu du quartier ne ménage d’ailleurs pas les efforts depuis la triste journée du 27 février pour contribuer au mouvement d’entraide qui s’est rapidement formé grâce à la mobilisation des différents organismes impliqués et des citoyens. Quelques campagnes de financement et des collectes de biens pouvant être utiles aux sinistrés ont d’ailleurs été lancées dans les derniers jours (voir autre texte).

En entrevue avec LE COURRIER, le conseiller du centre-ville a témoigné du mouvement spontané qui s’est formé autour de cette cause. « Ça s’est fait tout naturellement. Je ne suis pas seul, là-dedans. Il y a plein de gens qui voulaient aider », a-t-il rapporté, donnant en exemple la famille St-Jean, les concierges de l’immeuble touché. « C’est avec de l’entraide qu’on peut passer à travers une épreuve comme ça », a insisté Jeannot Caron. En séance publique, il a d’ailleurs rappelé la devise de la Ville de Saint-Hyacinthe, « Nous revivons par amour et courage », tout en soulignant l’absence de perte humaine, une bonne nouvelle dans les circonstances.

Le conseiller a participé aux efforts de relocalisation en faisant le tour des propriétaires du centre-ville pour trouver des logements abordables disponibles. Il affiche aussi régulièrement sur les réseaux sociaux les besoins immédiats qui se présentent au fur et à mesure que la situation évolue. Sur le terrain dès les premières heures, le conseiller Caron reconnaît qu’il n’a pas beaucoup arrêté dans la dernière semaine. « Je ne m’implique pas à reculons là-dedans, je le fais parce que ça fait partie de qui je suis », lance le conseiller. « J’ai moi-même vécu trois incendies, je sais ce que c’est de tout perdre », a-t-il témoigné.

L’après-sinistre

Selon le plan de match, les sinistrés devaient normalement quitter l’hôtel mardi. « C’est des gens qui se connaissaient bien dans cet immeuble, certains étaient là depuis dix ou vingt ans. C’était important qu’ils restent un peu ensemble, pour ne pas qu’ils vivent ça tout seuls », a rapporté M. Caron. Des sinistrés ont pu être logés chez des proches en attendant et d’autres ont emménagé dans un nouveau logement, même si pour certains, la relocalisation est temporaire. Il faut encore trouver davantage de logements permanents qui vont convenir, a expliqué le conseiller du centre-ville. Chose certaine, ils ne seront pas laissés à eux-mêmes, a-t-il assuré, un suivi à plus long terme sera assuré par les organismes communautaires du milieu.

Ses collègues au conseil ont par ailleurs transmis, par la voix de Pierre Thériault, leurs félicitations à Jeannot Caron ainsi qu’à « tous ceux impliqués » dans ce grand mouvement d’entraide, dans lequel le conseiller du centre-ville a joué le rôle de « bougie d’allumage », a souligné M. Thériault.

Dans son allocution d’ouverture, le maire Claude Corbeil a lui aussi affiché son admiration pour toute la solidarité déployée par la communauté à travers cette épreuve. « On pouvait être fier d’être Maskoutain », a-t-il lancé.

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