29 août 2019
Après une première expérience dans la LPGA
Valérie Tanguay sait sur quoi travailler
Par: Maxime Prévost Durand

Photo Bernard Brault / Golf Canada

Le travail sur les verts a été plus ardu pour Valérie Tanguay à son premier tournoi sur le circuit de la LPGA et elle compte bien travailler sur cet aspect de son jeu dans les prochaines semaines pour poursuivre sa progression. Photo Bernard Brault / Golf Canada

La première expérience de Valérie Tanguay sur le circuit de la LPGA lors de l’Omnium canadien CP, la semaine dernière, en aura été une d’apprentissage. Au terme de ce tournoi, qui était disputé à Aurora en banlieue de Toronto, la Maskoutaine sait maintenant sur quoi travailler pour atteindre les plus hauts niveaux.

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« Ça aurait pu mieux aller, a lancé Valérie dans son franc-parler habituel, lorsque jointe par LE COURRIER. J’ai quand même bien joué, mais les puttings ont été plus difficiles, c’est surtout là que j’aurais pu faire mieux. »

La golfeuse de 23 ans a terminé les deux premières rondes à +7 après avoir présenté des cartes de 76 (+4) et 75 (+3). Cela n’a malheureusement pas été suffisant pour lui permettre de poursuivre sa route durant les rondes de la fin de semaine puisque la coupure s’est faite à -1.

Dans ses commentaires, on la sentait d’ailleurs partagée entre la fierté d’avoir disputé son premier tournoi de la LPGA et le sentiment de ne pas avoir joué complètement à la hauteur de son talent. Néanmoins, elle dit avoir tiré plusieurs leçons durant ces 36 trous, surtout qu’elle a été jumelée pour l’occasion à la Danoise Nicole Broch Larsen, qui a terminé au 2e rang du tournoi.

« Elle a été la meneuse pendant les trois premières rondes. J’ai pu apprendre beaucoup en jouant avec elle », a affirmé la Maskoutaine.

Valérie a réussi à briser la glace de la bonne façon, jeudi dernier, en enregistrant une normale dès son premier trou lors de la première ronde. « J’étais contente d’avoir fait le par. J’étais prête pour le reste de la ronde, mais le vent s’est levé et c’est venu compliquer le travail un peu. Ensuite, j’ai eu de la difficulté avec mes rebonds sur les verts. »

Son travail sur les verts a d’ailleurs été l’aspect de son jeu qui lui a causé le plus de soucis durant ce tournoi. Tant lors de la première ronde que la seconde, elle a enregistré quatre bogeys. Elle a également raté quelques occasions d’oiselets ici et là si bien qu’elle a dû se contenter de jouer la normale sur certains trous.

« Je n’ai pas tellement mal joué, j’ai juste raté quelques putts. J’ai eu de la misère avec ma vitesse sur les verts », a-t-elle reconnu.

Son premier (et seul) oiselet du tournoi est survenu le vendredi sur le trou #14, le cinquième qu’elle a joué lors de la seconde ronde. « Ça a fait du bien, ça m’a donné un petit soulagement », a-t-elle avoué avec le sourire dans la voix.

Traitement royal

Outre ce qui s’est déroulé sur le terrain du Club de golf Magna, l’expérience globale de la LPGA a eu de quoi impressionner la Maskoutaine. Que ce soit les foules imposantes qui assistent au tournoi, les activités auxquelles elle a dû participer – comme des rencontres avec les fans – ou encore les entrevues qu’elle a accordées aux médias sur place, l’athlète de 23 ans a été emportée dans le tourbillon du plus grand circuit professionnel féminin.

Et qui dit grand tournoi dit grandes joueuses. Valérie s’est d’ailleurs retrouvée à jouer avec la crème de la crème en matière de golf féminin lors de l’Omnium canadien CP. « J’étais surprise, je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi gros. Il y avait 97 des 100 meilleures joueuses au monde qui étaient là. Ça ne s’était jamais vu auparavant. »

Un véritable prestige entoure ces tournois de la LPGA et les golfeuses reçoivent un traitement royal, a-t-elle pu remarquer. « On est vraiment traitées comme des reines. La bouffe était juste incroyable. Quand tu retournes à la réalité après, ce n’est pas tout à fait la même chose », a confié en riant celle qui disputera à compter d’aujourd’hui un autre tournoi, du circuit Symetra cette fois, dans le Dakota du Sud, aux États-Unis.

Après avoir goûté à la LPGA, Valérie fera tout en son possible pour y retourner le plus rapidement. Elle disputera d’ici la fin de l’année quelques autres tournois de circuit Symetra, présenté comme « la route vers la LPGA », en plus de participer en octobre au deuxième tournoi de qualification (Q-school II) menant à des cartes d’accès à temps plein au circuit LPGA.

« Je veux simplement jouer du mieux que je peux et continuer le processus que j’ai commencé. Je veux mettre en pratique ce que j’ai appris dans les dernières semaines pour être prête pour le Q-school II », s’est-elle donné comme objectif pour les prochaines semaines.

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