21 avril 2016
Veolia : réécrire l’histoire
Par: Le Courrier
Veolia : réécrire l’histoire

Veolia : réécrire l’histoire

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Un passage du plus récent communiqué de presse de la Ville de Saint-Hyacinthe concernant les constats ­d’infraction imposés à Veolia pour des odeurs émises au début avril m’a fait sursauter.

Il s’agit d’une citation attribuée au maire Claude Corbeil. Je vous la reproduis telle quelle, au cas où elle vous aurait échappé. « Dans ce dossier sensible, la Ville est prise entre l’arbre et l’écorce. Lorsque Veolia a demandé les permis ­nécessaires à la construction de son usine, les avis au Conseil étaient partagés. D’un côté, les élus reconnaissaient le bienfondé des actions environnementales de la multinationale, son apport ­économique pour le milieu et les créations d’emplois associées au projet. De l’autre, ils étaient préoccupés par la sécurité des opérations réalisées sur le site, par la proximité du parc Les Salines, et, bien sûr, par le bruit et l’émission possible d’odeur dans le voisinage. Les dirigeants de Veolia se sont montrés très rassurants, notamment en décrivant leur expertise pour recycler les huiles usées de façon sécuritaire, propre et inodore. Malheureusement, nous avons tous été à même de constater que des odeurs ont incommodé nos citoyens à maintes reprises. »

Un conseil partagé? Quand ça, qui ça? On veut des dates et des noms.

Malheureusement, ce récit n’est pas conforme à mon souvenir. Je peux me tromper, mais je n’ai aucun souvenir d’un conseil divisé ou préoccupé à propos de l’implantation de Veolia, du moins publiquement, et même en coulisses. Je me souviens par contre d’un ancien directeur général de CLD et d’un ancien maire obnubilé par un investissement privé de 40 M$ et des emplois qui vont avec. Le conseil de l’époque n’était certainement pas divisé sur le changement de zonage de Veolia puisque cette entreprise n’a pas eu à en obtenir un avant de construire sa ­raffinerie. Et à ma connaissance, les élus n’ont pas grand-chose à dire sur la délivrance des permis de construction. Pire encore, les représentants de Veolia n’ont même pas eu à se soumettre à une assemblée publique d’information, et encore moins à un BAPE.

Prétendre aujourd’hui que les avis étaient partagés sur Veolia ressemble bien davantage à un écran de fumée.

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