13 décembre 2012
Pendant un match de hockey
Victime d’un malaise, un arbitresauvé in extremis par un pompier
Par: Maxime Prévost Durand
Le spectateur et chef aux opérations au Service des incendies de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Dautrey, a joué les ambulanciers afin de secourir un arbitre victime d'un malaise cardiaque en plein match de hockey.

Le spectateur et chef aux opérations au Service des incendies de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Dautrey, a joué les ambulanciers afin de secourir un arbitre victime d'un malaise cardiaque en plein match de hockey.

Un arbitre de hockey mineur victime d’un malaise lors d’un match disputé à Saint-Hyacinthe doit sans doute la vie aujourd’hui à la vigilance d’un spectateur et à la présence d’un défibrillateur cardiaque à l’aréna.

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À la surprise générale, l’officiel Raymond Cartier, 65 ans, s’est effondré face première sur la glace du pavillon de la Jeunesse lors d’un match entre deux équipes de catégorie bantam B disputé le 8 décembre.

Présent dans les estrades pour suivre la partie de son fils, le pompier Louis Dautrey, chef aux opérations au Service des incendies de la Ville de Saint-Hyacinthe, a vite compris le sérieux de la situation. Redoutant un malaise cardiaque, il s’est précipité à l’entrée de l’aréna pour prendre le défibrillateur externe sous l’oeil incrédule du préposé de l’aréna, Stéphane Lussier, à qui il a demandé d’aviser le 911 pour demander une ambulance. Ce dernier l’a assisté tout au long de l’intervention.Avec l’appareil en main, le pompier en civil a ensuite sauté sur la glace.Déjà, l’arbitre avait été pris en charge par les entraîneurs de l’équipe de Sorel, tandis que les collègues de la victime incitaient joueurs et spectateurs à retraiter au vestiaire ou à l’extérieur. Constatant que l’officiel semblait toujours mal en point, Louis Dautrey a entrepris sans tarder le protocole pour faire une évaluation cardiaque.« J’ai tout de suite pensé à un infarctus, raconte Louis Dautrey. Il avait le teint de plus en plus bleuté et il avait de la difficulté à respirer. »Il a donc utilisé le défibrillateur externe automatisé en suivant toutes les directives.L’analyse de l’appareil a déterminé qu’un choc devait être administré, chose qui a été faite sur-le-champ. Le massage cardiaque a ensuite été nécessaire.Quelques secondes plus tard, M. Cartier a repris connaissance et son teint est revenu à la normale très rapidement, au grand soulagement de tous.« Il était même prêt à retourner sur la glace, raconte M. Dautrey. Je l’ai calmé et je lui ai expliqué ce qui venait de se produire. »L’officiel a plutôt été transporté à l’hôpital Honoré-Mercier en ambulance afin de passer certains tests pour déterminer la nature exacte de son malaise.« Est-ce que l’appareil a vraiment aidé? Je pense que oui. Est-ce qu’il aurait déjà été trop tard à l’arrivée des ambulanciers si on n’avait pas eu de défibrillateur? On ne le saura jamais. Chose certaine, il devrait y en avoir partout », dit notre héros du jour.Au printemps, la Ville de Saint-Hyacinthe s’était d’ailleurs équipée de neuf défibrillateurs externes automatisés. Ceux-ci ont entre autres été installés dans les trois arénas (Stade L.-P.-Gaucher, Pavillon de la Jeunesse et Stade C.-A.-Gauvin), au Centre aquatique Desjardins, au parc Les Salines et au Centre des arts Juliette-Lassonde.Les plus récentes informations indiquent que M. Cartier se porte mieux. Il devait se rendre du côté de l’Institut de cardiologie de Montréal pour y passer certains tests.« Je ne veux pas dire que l’achat des défibrillateurs est rentabilisé puisqu’une vie n’est pas monnayable. Mais on voit ici toute son importance. Grâce à cet outil, M. Cartier pourra passer le temps des fêtes avec sa famille », conclut Louis Dautrey.

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