16 août 2012
Vif comme Leclerc
Par: Martin Bourassa

Petite confidence ici. J’aime bien le conseiller municipal Alain Leclerc. C’est l’une des belles révélations du conseil élu à Saint-Hyacinthe en 2009. Il a la très grande qualité de ne jamais parler pour ne rien dire.

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Petite confidence ici. J’aime bien le conseiller municipal Alain Leclerc. C’est l’une des belles révélations du conseil élu à Saint-Hyacinthe en 2009. Il a la très grande qualité de ne jamais parler pour ne rien dire.

Sauf que sur le coup, j’ai été surpris d’apprendre qu’il s’était levé pour afficher sa dissidence face à une résolution du conseil municipal dénonçant la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper.Pour dire la vérité, j’ai d’abord été surpris tout court que cette résolution atterrisse sur la table du conseil. Puis, surpris que la Ville en dispose. Ce n’est pas tous les jours que le conseil se mêle de politique fédérale ou provinciale. À ce que je sache, il ne s’est pas prononcé sur la loi 78. Dommage, j’aurais bien aimé entendre ça.Mais revenons au sujet principal. De surprise en surprise, j’ai aussi été étonné qu’Alain Leclerc livre aussi clairement le fond de sa pensée. « Pour une fois qu’un gouvernement prend le taureau par les cornes et ne fait pas preuve de laxisme… », a tonné le conseiller du district Bois-Joli. Dans le cas de l’assurance-emploi, je ne sais pas si le gouvernement Harper a pris le taureau du bon bord. Même que pour de grands pans de sa réforme, je pense qu’il a plutôt pris le taureau par la queue. Mais une chose est certaine, Alain Leclerc savait qu’avec cette sortie, ça rurait dans les brancards, principalement du côté syndical puisque c’est à l’initiative de la CSN que la Ville a accepté de prendre position sur cette controversée réforme.Je n’ai pas eu la chance d’en discuter avec lui, mais je pense qu’en homme intelligent, Alain Leclerc a plutôt saisi cette opportunité en or pour lancer un message clair. Le message qu’il n’est pas du genre à se faire dicter sa ligne de conduite par un syndicat, lui qui est justement engagé dans une lutte sans merci pour amener le conseil à modifier le coûteux régime de retraite doré des employés municipaux. C’est sa priorité et elle s’impose. Il lui reste à peine un an pour arriver à ses fins. Ce ne sera pas de trop.Tiens, une dernière surprise à propos de la position du conseil : l’appui de la conseillère Louise Arpin à la résolution dénonçant la réforme conservatrice.Pas facile à suivre cette dame. Elle doit être tiraillée dans ses valeurs!

M.B.

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