9 octobre 2014
Vigile à Saint-Hyacinthe le 4 octobre
Par: Le Courrier

La violence envers les femmes et les filles autochtones est une violation grave des droits humains fondamentaux. Les actes de violence, dont les femmes autochtones sont la cible, relèvent directement d’une discrimination et d’une marginalisation systémiques auxquelles participent la police, les médias, l’éducation et la justice.

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Par les Vigiles en solidarité aux femmes autochtones qui ont été organisées simultanément à Saint-Hyacinthe et dans 26 autres villes au Québec le 4 octobre, la Coalition des femmes de la MRC des Maskoutains (Co-femm) souhaite dénoncer haut et fort ces actes de violence.

C’est dans cet esprit solidaire à la lueur des lampions que 17 personnes ont bravé le froid et la pluie au parc Casimir-Dessaulles à Saint-Hyacinthe. Caroline Laplante a lu un article qu’elle a écrit sur le Cas de femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada depuis 1980 : lecture du rapport de Human Rights Watch « Ceux qui nous emmènent » et Mandoline Blier a fait deux chants autochtones accompagnée de son tambour. Co-femm a profité de l’occasion pour faire le lancement officiel de la Marche mondiale des femmes qui aura lieu en octobre 2015.

Finalement, une demande a été faite au gouvernement du Canada par le biais d’une lettre ouverte adressée directement au Premier ministre Stephen Harper de mener une commission d’enquête publique indépendante pour travailler de concert avec les différentes nations autochtones afin de mettre sur pied un plan d’action national sur la violence envers les femmes et les filles autochtones. On souhaite ainsi que les différents niveaux de gouvernement reconnaissent la gravité de l’enjeu et s’engagent à mettre fin au cycle de violence.

Si vous souhaitez vous procurer une copie de cette lettre ouverte ou pour toutes informations sur les activités à venir dans l’organisation de la Marche mondiale au niveau local, régional et provincial, il suffit d’écrire à cofemm.mrc@gmail.com.

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