1 mars 2012
Vin à la pompe : une nouvelle offre
Par: Hélène Dion

Après les vins offerts en Bax-in-Box, en Tétrapak ou en Enomatic, voici l’arrivée de la gamme de vins de l’entreprise québécoise Versay.

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Le concept est simple. Le vin est conservé dans un fût en inox d’une capacité de 19,5 litres, destiné à être servi à la pompe comme c’est le cas pour la bière. Les vins sont sélectionnés par les deux jeunes entrepreneurs, Jean-François Bieler et Patrice Lemieux, mis en fût directement chez le producteur et livrés chez les restaurateurs. « Nous nous approvisionnons directement chez les producteurs et nous sommes en mesure d’offrir des vins de qualité, millésimés et prêts à boire », a spécifié Jean-François Bieler lors du lancement officiel le 23 février.

L’entreprise s’est associée à la sommelière Jessica Harnois pour la promotion de ce concept déjà répandu à New York. « À mon avis, Versay a fait la preuve qu’il est possible de démocratiser des vins de qualité, et d’en préserver la qualité de manière remarquable », précise la sommelière, également chroniqueure et présidente de l’Association canadienne des sommeliers professionnels. Au niveau de la durée de vie des vins en fût, Jean-François Bieler assure que la qualité sera au rendez-vous pendant deux ans pour un fût non ouvert et pendant six mois pour un fût ouvert. « Notre système permet de préserver le vin dans un environnement inerte très longtemps grâce au gaz et à la pression. »Pour l’instant, quelques restaurants de Montréal offrent les cuvées californiennes Gotham Project, issue de Cabernet sauvignon, et DandyBandit, issue de Chardonnay. Les vins sont simples, mais agréables à boire dans un contexte 5 à 7 où il n’y a pas de prise de tête! J’ai moins apprécié l’arôme puissant de banane du vin blanc, ce qui trahit les levures sélectionnées pour élaborer ce vin. Le Cabernet est fruité avec une finale courte. Un vin de soif correct. Ce concept sera avantageux pour les restaurateurs et propriétaires de bar. D’après une étude réalisée pour la jeune entreprise, les pertes annuelles résultant des vins en bouteilles servis au verre, sont de l’ordre de 6 000 $. Hors, l’utilisation de Versay serait la solution à ce problème. Au niveau écologique, Versay gagne des points en proposant une élimination de 830 kg de déchets annuellement.Pour le prix, il faudra s’attendre à débourser 9 $ pour un verre, ce qui est équivalent à la plupart des vins servis au verre.

Des vins prestigieux pour une bonne cause

Dans un tout autre ordre d’idées, Pétrus, Opus One, Sassicaia, Mouton Rothschild et encore Angélus seront réunis pour une bonne cause le 27 mars au restaurant L’Espiègle. L’Encan des grands vins de Bacchus, un projet initié par l’artiste Vincent Cordeau conjointement avec Richard Marquis du restaurant L’Espiègle, rassemblera les amateurs, passionnés et collectionneurs de vins autour d’une bonne cause, celle de la santé des enfants. Tous les profits amassés lors de cette soirée iront au département de pédiatrie de l’Hôpital Honoré-Mercier. L’événement pourrait bien devenir un incontournable pour les amoureux du vin à la recherche de noms prestigieux, mais aussi de vins aux mille secrets tels que celui du Château La Canorgue. Le domaine, situé dans le Lubéron au sud de la France, est reconnu pour ses vins issus de raisins d’agriculture biologique et de pratiques en biodynamie. La beauté des lieux, les bâtiments situés sur une ancienne villa romaine et le château érigé au 18e siècle ont attiré l’équipe de tournage du film « Une grande année », une adaptation du roman de Peter Mayle « Un bon cru ». Les collectionneurs pourront mettre la main sur une bouteille de la cuvée parcellaire mythique « Coin perdu », issue de Syrah, Grenache et Carignan. Les amateurs pourront également repartir avec une bouteille de vin de dessert Vin Santo de la maison toscane Ricasoli, d’un prestigieux Pétrus 1994, du Grand vin d’Osooyos Larose, etc. Au total, une cinquantaine de bouteilles, d’origines diverses, seront mises à l’encan. Durant la soirée, bouchées et vins d’importations privées seront servis aux personnes présentes. J’ai eu la chance de travailler avec Richard Marquis pour l’élaboration des accords mets et vins servis lors de cette soirée : Homard aux accents d’orange avec Sauvignon Paretai – 2010 de Nouvelle-Zélande; Crème brûlée au foie gras et ses pommes acidulées avec un Coteaux du Layon 2010 du Domaine Patrick Baudouin; un Flanc de porc aux épices douces, purée vanillée et réduction de Jack Daniel’s avec Le Riu – Priorat 2008 – Trio Infernal; du Canard fumé parfumé de curry et de laurier façon maghrébine avec le Carménère Reserva de la Vina Apaltagua au Chili; un Tartare d’agneau, ultra cacao et note de fruits rouges avec le Pinot Noir 2008 de Greg Norman Estate en Californie. Le service sera assuré par les étudiants de l’École supérieure de commerce et de gestion d’hôtellerie internationale Vatel du Cégep de Saint-Hyacinthe. Billets au coût de 125 $ en vente par la Fondation de l’Hôpital Honoré-Mercier au 450 773-4733. Places limitées.

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