15 octobre 2015
Vincelette fébrile, mais confiant
Par: Benoit Lapierre
René Vincelette, candidat libéral dans Saint-Hyacinthe/Bagot et son chef.

René Vincelette, candidat libéral dans Saint-Hyacinthe/Bagot et son chef.

À l’approche du rendez-vous électoral du 19 octobre, le candidat libéral dans Saint-Hyacinthe/Bagot, René Vincelette, arrive plus difficilement à conserver son calme, derrière son grand sourire.

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« La campagne a été très longue, et c’est un peu comme avant un accouchement. On sent l’anxiété monter un peu, mais je reste très confiant et j’ai bien hâte que les résultats sortent. La course a été très ­serrée et je m’attends à ce que ça nous mène très tard, lundi soir. »

René Vincelette estime que son jeune chef, Justin Trudeau, a mené une ­campagne intelligente à travers le pays, en s’en tenant à une stratégie très bien élaborée qui, croit-il, lui a fait gagner beaucoup de points. « Au départ, on voyait le Pari libéral troisième, tout le monde en riait un peu, mais nous avons toujours posé des actions ­positives. Nous nous sommes concentrés sur la classe moyenne, les jeunes, les aînés, le milieu culturel, le secteur économique, les impôts. La démarche était très structurée, on n’a pas tenté de jouer avec la peur, de diviser. C’est ­toujours demeuré à la base de nos actions. »

Dans la circonscription, dit-il, son plan de match était très simple : il est allé à la rencontre des gens, sans plus. « Mon ­approche, c’était réellement le contact avec l’électeur, le côté chaleureux des échanges. Je n’ai pas fait qu’écouter, ce qui est la partie facile. Il faut aussi ­répondre, proposer, et c’est ce que j’ai fait. Tout au long de ma démarche, les gens m’ont parlé de changement, ils veulent que les choses soient faites autrement. C’est le message que j’ai reçu et il est très clair. Ici, le jugement qu’on fait du gouvernement Harper, c’est qu’on est mûr pour un changement. »

Quelle est sa prédiction? « Ce sera un ­gouvernement libéral ou du NPD, minoritaire. Au débat de la Chambre de ­commerce, même M. Filion (du Bloc ­québécois) s’est laissé aller à prédire un gouvernement libéral minoritaire.

Au moment d’aller voter, de quoi l’électeur devrait-il se souvenir? « De quel genre d’homme je suis. J’aimerais qu’il se dise : René Vincelette, c’est cette simplicité dans laquelle je me reconnais. Je suis comme tout le monde : je prends un café chez Lussier ou chez Van Houtte, j’arrête au Bouffon prendre une bière. J’ai aussi l’humilité de dire que je ne connais pas toutes les réponses. »

Peu importe l’issue du scrutin de lundi, il est persuadé que même avec un gouvernement minoritaire, il s’écoulera beaucoup de temps avant que les électeurs soient appelés à nouveau à se rendre aux urnes. « Une campagne électorale de 77 jours, c’est très coûteux, et aucun parti en ressort très riche. Il y aura des consensus et le ­gouvernement minoritaire pourra durer », prédit M. Vincelette.

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