17 août 2017
Jeunes adultes gai-e-s
Vingt ans à en voir de toutes les couleurs
Par: Olivier Dénommée
Jusqu’au 27 août, les visiteurs de la bibliothèque T.-A.-St-Germain pourront admirer le processus qui a mené à la création de la bande dessinée À chacun sa couleur!, qui doit paraître le mois prochain. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jusqu’au 27 août, les visiteurs de la bibliothèque T.-A.-St-Germain pourront admirer le processus qui a mené à la création de la bande dessinée À chacun sa couleur!, qui doit paraître le mois prochain. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jessica Grenon et Dominique Gauvreau, du JAG, sont fiers du progrès de la lutte contre l’homophobie dans la région depuis 20 ans, mais font maintenant face au défi du manque de ressources pour les personnes trans. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jessica Grenon et Dominique Gauvreau, du JAG, sont fiers du progrès de la lutte contre l’homophobie dans la région depuis 20 ans, mais font maintenant face au défi du manque de ressources pour les personnes trans. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’organisme Jeunes adultes gai-e-s (JAG) est depuis 20 ans un organisme méconnu de la région qui agit principalement dans les écoles en sensibilisant annuellement 3 700 jeunes à la réalité LGBT+. Le JAG souhaite maintenant gagner en visibilité, lui qui est depuis peu accrédité comme organisme de bienfaisance.

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« Comme on vient d’être reconnus comme tel après 20 ans, on profite du momentum. C’est important que les gens sachent que la communauté LGBT n’est pas juste concentrée à Montréal ou à Québec », soutient le directeur général Dominique Gauvreau, rappelant du même coup qu’il existe aussi l’organisme Fierté agricole à Saint-Hyacinthe, signe de la vitalité de cette communauté à Saint-Hyacinthe.
Le JAG a choisi de mettre sa cause de l’avant en créant une bande dessinée relatant trois histoires qui ont pour but de contrer les préjugés face à l’homosexualité. Intitulée À chacun sa couleur!, cette bande dessinée sera distribuée gratuitement dans les écoles de la région, s’adressant autant aux jeunes LGBT+ qu’à leurs parents et leurs amis. « Tout le monde pourra y trouver son compte. C’était important que les parents puissent aussi se reconnaître dans les histoires, comme certains peuvent se demander s’il est normal qu’ils ne réagissent pas très bien au coming out de leur enfant », explique Jessica Grenon, intervenante et chargée de projet au JAG, qui a coécrit les histoires avec Marie-Claude Lessard avant de faire appel à trois illustrateurs pour les mettre en images. « Nous avons rassemblé des anecdotes de vie de membres de la communauté pour nous inspirer. C’est très rassembleur parce que plusieurs y reconnaîtront leur propre histoire », croit-elle.
Un avant-goût
Mme Grenon assure que le processus est bien avancé pour la bande dessinée, qui devrait officiellement paraître en septembre. Pour mettre en valeur l’aboutissement de ce projet, une exposition a actuellement lieu à la bibliothèque T.-A.-St-Germain, présentant jusqu’au 27 août le processus créatif derrière À chacun sa couleur!. « C’était une belle surprise pour le public de voir cette exposition, alors que Jessica avait gardéle projet secret jusqu’ici », soutient Dominique Gauvreau. Son employée n’est pas peu fière des premières réactions, soulignant les couleurs vives qui ont plu à ceux qui ont assisté au vernissage de l’exposition le 7 août.
Soirée-bénéfice
À chacun sa couleur! sera officiellement lancée le 23 septembre, dans le cadre de la soirée Haut en couleurs!, célébrant les 20 ans du JAG tout en amassant des fonds pour poursuivre sa mission. La soirée, sous la présidence d’honneur de Pierre Rhéaume, directeur général de la Chambre de commerce de la grande région de Saint-Hyacinthe, inclut un spectacle d’humour de Simon Gouache et l’animation musicale par le groupe maskoutain Karma. Il est possible de se procurer des billets au coût de 75 $ au lejag.org. « C’est le premier gros événement qu’on organise en 20 ans, alors on espère une belle participation de la population », admet M. Gauvreau. La soirée du samedi 23 septembre débute à 18 h, à la salle Théâtre La Scène.

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