30 avril 2020
Virtuel, mais bien réel
Par: Maxime Prévost Durand

Même dans le monde virtuel, Bertrand Godin est au volant de la voiture #77 aux couleurs du Groupe À l’infini. Photo gracieuseté

Pour Bertrand Godin, l’univers des courses virtuelles n’a rien de nouveau.

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« Je suis là-dessus depuis 1997, indique-t-il. Au début, j’avais un écran et un petit volant de plastique. Mon premier volant de réalité virtuelle avait duré seulement deux heures, il n’était vraiment pas solide… »

La technologie a évidemment beaucoup évolué depuis. Il a maintenant un véritable simulateur de course, des lunettes de réalité virtuelle et trois écrans, si bien qu’il peut reproduire pratiquement à la lettre les sensations qu’il ressent habituellement sur la piste. Même que ça peut devenir un peu trop réaliste.

« À un moment, mon simulateur sautait tellement qu’il allait cogner dans le mur, raconte-t-il en référence aux vibrations ressenties sur la piste. J’ai dû réduire le niveau de réalité parce que ça devenait trop dur. J’ai réajusté certains paramètres. »

Dès qu’il a commencé à utiliser ces technologies à la fin des années 1990, le jeu a rapidement fait place à la simulation, si bien qu’il est devenu un outil d’apprentissage pour le pilote maskoutain, notamment pour mémoriser les circuits en vue de courses réelles, se souvient-il.

L’aspect physique est aussi bien reproduit, ce qui lui a permis d’être bien préparé à l’aube de la dernière saison de F1600, où il saluait son retour au volant d’une monoplace à temps plein pour la première fois en plus de 25 ans.

« Tu vas chercher la vraie résistance dans le volant, ça fait baigner dans quelque chose qui permet de garder la forme. C’est pour ça que, quand j’ai repris le volant en F1600 l’an dernier, j’ai pu rivaliser comme si je n’avais jamais arrêté. »

Le succès avait été au rendez-vous avec une 3e place au classement cumulatif, dont une victoire au Grand prix de Trois-Rivières.

« Il y avait des plans pour la F1600 encore cette année et d’autres plans étaient en développement, mais ils sont maintenant sur la glace. Je garde quand même les contacts et je me prépare à l’après-COVID. Il y a beaucoup d’inconnu encore, mais la volonté est là », confie le pilote de 52 ans.

Est-il optimiste à l’idée que des courses puissent se dérouler – autrement que dans un monde virtuel – dans un avenir rapproché? Considérant toute l’incertitude qui demeure, il n’y a pas de réponse claire à cette question. « La priorité est que la santé soit au rendez-vous pour toute la population », rappelle-t-il.

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