27 septembre 2018
Carte blanche
Vivement le vote!
Par: Pierre Bornais
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C’est sans doute ce que plusieurs se disent, après une campagne qui a débuté dans les faits il y a plusieurs mois et qui n’en finit plus de finir!

Faut-il y voir un effet pervers de l’obligation du scrutin à une date fixe? Peut-être, contrairement à ce qui se faisait avant, alors que le parti au pouvoir était maître de l’agenda; avec un gouvernement en place jusqu’à cinq années après l’élection.

On évitait alors comme la peste la possibilité d’une campagne en période estivale, avec un scrutin au retour des vacances, pour ne pas indisposer l’électorat.

Avec une élection à date fixe, il fallait bien s’attendre à ce que la campagne officielle démarre quelques semaines avant le scrutin du 1er octobre. Mais pas en juin, comme ce fut le cas; chaque formation politique occupant le terrain.

Tant et si bien que nous voilà au terme d’une démarche que l’on peut qualifier de longue, même si, la plupart du temps, les vraies questions ont été longtemps éludées. Il était plus souvent question de faire mal paraître l’adversaire que de proposer une vision précise de l’avenir pour l’ensemble de la communauté québécoise.

C’est maintenant à chaque électeur de faire un choix que l’on souhaite éclairé; prenant pour acquis qu’il a su trouver dans cette longue campagne matière à soutenir son choix.

Tout au long des cinquante dernières années, j’ai toujours soutenu que l’élection du futur gouvernement est un moment capital de notre système démocratique. Et cela, même si – il faut bien le reconnaître – il y aurait moyen de le raffiner davantage pour mieux représenter les diverses tendances dans une population en changement.

Le choix reste personnel, mais il doit être exercé en toute liberté. S’abstenir équivaut à une démission. 

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