1 août 2019
Carte blanche
Vivre à crédit!
Par: Pierre Bornais
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Tout le monde connaît la signification de cette formule et le corollaire selon lequel, un jour il faudra bien payer la dette accumulée et les intérêts.

Il n’est donc pas surprenant que certains scientifiques l’aient adaptée depuis quelques décennies à l’utilisation des ressources terrestres par l’homme.

C’est ainsi qu’en 1970, on a déterminé que le 29 décembre était le jour où toutes les capacités de production annuelle de la nature avaient été épuisées. Il était alors possible que, en adoptant les mesures appropriées, ce léger déficit puisse être comblé au cours des années suivantes.

Ce ne fut pas le cas et la situation s’est détériorée au point que le verdict pour 2019 vient de tomber et ce jour fatidique est arrivé le 29 juillet; soit lundi dernier!

En cinquante ans, nous avons « perdu » l’équivalent de cinq mois de production terrestre!

À quand le Jour J alors que tout retour en arrière sera impossible? Serait-il possible que cette nature qui nous procure encore tant de paix et de plaisirs disparaisse de notre vie?

C’est justement la question qui m’est venue à l’esprit lors d’un anniversaire fêté en famille sur le bord d’un magnifique plan d’eau dans les Cantons de l’Est. Ce paysage de rêve est-il menacé? S’agit-il d’une théorie fantaisiste pour faire peur au monde? Libre à chacun de le croire et d’agir en fonction de ses convictions. Mais une chose est certaine, la Nature nous fournit des signes qui ne sont pas équivoques voulant que le système est détraqué.

Et les phénomènes climatiques enregistrés depuis quelques années – température, sécheresse, manque d’eau, incendies forestiers, etc. – sont les effets de cette tragédie. Sommes-nous les témoins impuissants de ces changements ou pouvons-nous devenir des agents de changements, un jour à la fois?

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