23 juillet 2015
Subaru STI 2015
Yahoo!
Par: Marc Bouchard
Photos Dave Bolduc

Photos Dave Bolduc

Connaissant mon rédacteur en chef, il trouvera le titre proposé pour mon article un peu court (si jamais il le change, ce qui est son droit le plus absolu, sachez qu’il se composait d’un seul mot : Yahoo!). Sincèrement cependant, malgré mon verbe habituellement facile, il me faut admettre qu’il s’agit là de l’expression française que j’ai trouvée, qui traduisait le mieux mon sentiment à l’égard de la Subaru STI 2015.

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Résumons : la Subaru STI, grande soeur de performance de la WRX et qui n’a officiellement plus de lien avec la plus petite Impreza même si elle en partage la plate-forme, est le modèle le plus extrême de la marque. Sous le capot, le désormais célèbre moteur à plat de 2,5 litres auquel on a greffé un turbo.

Le résultat est agréable : plus de 305 chevaux, quelque 290 livres-pieds de couple et une direction juste assez amusante pour être stimulante. Bref, la STI (dont le vrai nom est Subaru WRX STI) est la digne descendante des voitures de rallye qui ont fait la renommée du constructeur japonais depuis des décennies.

Plus digne en fait que les STI des deux générations précédentes pour lesquelles ont misait davantage sur la bourgeoisie que sur la performance, sur le confort plutôt que sur le sport. Quand on choisit une STI, on le sait, c’est pour cette personnalité un peu limite, radicalement plus agressive que les berlines traditionnelles. Disons que pour 2015, la sportive n’a pas totalement récupéré le côté sauvage qu’elle a déjà affiché, mais elle s’en rapproche davantage.

Yahoo!

Encore Yahoo, parce que c’est exactement le genre d’onomatopées et de courts borborygmes qui sortaient de ma bouche au moment où je me suis amusé à conduire la STI dans des retranchements plus profonds.

Pour les besoins d’une vidéo (que vous pourrez voir à la télévision de TV Cogeco), je me suis adonné à la conduite sportive de la petite voiture de rallye dans un champ de sable sécurisé. Au menu, accélérations, dérapages et conduite inspirée. En fait, c’est exactement le genre d’endroit ou la STI se sent à la maison, et le genre de conduite qui me plaît davantage que la pure conduite sur piste.

Dans ces circonstances uniques, j’ai pu mettre à profit toutes les qualités de la STI et m’amuser à modifier le transfert de couple d’une simple pression du doigt. Car c’est là une des caractéristiques de la voiture : on l’a dotée d’un différentiel programmable par l’usager, qui peut se permettre de modifier le transfert de couple de l’avant vers l’arrière malgré la présence d’une traction intégrale efficace.

Dans certaines circonstances, on préférera par exemple que la puissance soit davantage transmise aux roues avant. Dans d’autres, ce sont les roues arrière qui feront le plus de travail. Impossible de transférer 100 % de la puissance, mais on peut en modifier l’équilibre pour avoir 70 % du couple là où on le veut. Inutile de dire que la réponse de la voiture, dans des circonstances plus extrêmes, est exceptionnelle.

Un autre système permet aussi de modifier la courbe de puissance du moteur. D’une simple pression du doigt, on modifie la courbe de puissance pour un mode plus intelligent, jusqu’à un mode sport + qui diminue le temps de réponse de la motorisation tout en donnant un petit coup supplémentaire à la sensibilité de la pédale d’accélérateur.

Jumelez cela à une boîte manuelle six vitesses à rapport court (la seule disponible sur la STI), et vous comprendrez pourquoi, si vous aimez la conduite plus sportive, je n’ai pu que m’écrier Yahoo!

La STI est-elle parfaite pour autant? Tant s’en faut… Les suspensions sont rigides à souhait pour la conduite dynamique, mais moins confortables pour un usage quotidien. Certains matériaux à bord n’ont pas exactement la qualité voulue, et sincèrement, l’espace arrière n’est pas exactement un modèle du genre.

J’entends aussi les grognons se plaindre de la présence d’un aileron surdimensionné sur le coffre de la STI. Sachez que cet aileron constitue une excellente table à pique-nique en rallye, mais plus sérieusement est optionnel et n’est offert que moyennant un supplément sur les versions les plus relevées. Avouons quand même qu’une STI sans aileron manque un peu de charme.

En résumé

Sportive et dynamique, sans aucun doute la Subaru WRX STI plaira aux puristes et à tous ceux qui ne peuvent résister au charme d’avoir en main la dernière trouvaille du marché. Soyons sincères cependant, à moins que vous ne soyez un fan absolu de rallye, la version WRX et ses 268 chevaux est un peu moins performante, mais tout à fait appropriée. Et pas mal moins dispendieuse.

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