19 mars 2015
Élection à Sainte-Marie-Madeleine
Yvon Le Bel, l’homme de Simon Lacombe
Par: Benoît Lapierre
Yvon Le Bel a choisi le camp du maire Lacombe. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Yvon Le Bel a choisi le camp du maire Lacombe. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

C’est sur les épaules d’Yvon Le Bel que reposent les espoirs du maire de Sainte-Marie-Madeleine, Simon Lacombe, à l’élection partielle qui aura lieu le 29 mars dans la municipalité.

Ce candidat ne s’en cache pas : il est un partisan de M. Lacombe et tentera donc de conserver le siège no 3 parmi ceux qu’occupent les alliés du maire au conseil. Et j’ai un flair politique assez grand », affirme-t-il.

Âgé de 72 ans, M. Le Bel est semi-retraité; il se spécialise dans la gestion de projets en technologie de l’information dans les grandes entreprises. « Ça fait 19 ans que je patauge à Sainte-Marie-Madeleine, que j’écoute, que je regarde. Je veux maintenant travailler au mieux-être de mes concitoyens en mettant à profit mon expérience de travail en équipe, des équipes où on se sent responsable. Et quand on se sent responsable, on ne s’abstient pas de voter », a-t-il lancé d’entrée de jeu, décochant ainsi une première flèche à son adversaire, Gilles Carpentier. Il soutient qu’au CCU, M. Carpentier n’a pas voté contre le projet du bâtiment dérogatoire de la rue Demers, le dossier de l’heure à Sainte-Marie-Madeleine.

« Je sais qu’il s’est abstenu de voter, et j’ai des sources très fiables », nuance M. Le Bel, qui accuse même M. Carpentier d’être, pour cette raison, « un peu l’instigateur » de tout le bruit qu’a fait cette histoire par la suite.

Contrairement à son adversaire, M. Le Bel n’est pas un habitué des séances du conseil et avant de décider de se porter candidat à un poste de conseiller, il ne suivait les affaires de sa municipalité que d’assez loin. Mais une fois élu, il promet d’être très attentif à tous les dossiers, dont celui du fameux bâtiment dérogatoire, qu’il avoue ne pas bien connaître. « Je vais là pour travailler pour l’ensemble de la population et le travail, ça ne me fait pas peur. »

Le 2 mars, il s’est prêté à une sorte d’exercice préparatoire : il a assisté à une première séance publique du conseil municipal, et l’expérience l’a surpris. « La réunion a été houleuse, et j’en ai été assez estomaqué. Lise Chartier (du comité de citoyens) intervenait tout le temps, mais M. Carpentier, lui, n’a pas dit un mot. Si on reproche à Lacombe de vouloir museler les gens, ce que je ne crois pas, moi je dis que Mme Chartier est en train de museler Carpentier et deux conseillers, si ce n’est pas trois », a-t-il résumé.

Il soupçonne le comité de citoyens de pratiquer l’obstruction systématique aux séances du conseil, sans égard à la procédure. « Les interventions au conseil, ça ne se fait pas en criant, il faut que ce soit structuré. Mais j’en ai vu d’autres », dit-il.

Le dossier de la rue Demers, il en prendra connaissance après son entrée au conseil, mais il doute qu’il y ait possibilité de faire marche arrière. « C’est assez avancé; faire reculer ça, je ne sais pas si c’est possible. Il faut essayer de voir qu’est-ce qu’on peut faire dans cette situation-là, travailler ensemble. »

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