16 mai 2013
Zakaïb refuse de commenter
Par: Le Courrier

La ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, a refusé de commenter les failles quant à la reddition de comptes et à la gouvernance au CLD Les Maskoutains.

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Mme Zakaïb a pourtant elle aussi son siège d’observateur au conseil d’administration du CLD puisque certaines municipalités de sa circonscription de Richelieu partagent le territoire du CLD Les Maskoutains. Elle possède en outre une certification universitaire en gouvernance des sociétés du Collège des administrateurs de sociétés de l’Université Laval.

Ses responsabilités ministérielles sont partie intégrante du nouveau ministère des Finances et de l’Économie, dirigé par Nicolas Marceau. « Mme Zakaïb et son équipe ont lu votre dossier avec attention et intérêt. Par contre, Mme Zakaïb ne souhaite pas commenter puisque la reddition de comptes des CLD appartient aux MRC. Elle ne veut pas s’ingérer dans leurs affaires », a commenté son attaché de presse, Danielle Rioux. Cette interprétation est confirmée par le responsable des relations avec les médias du ministère des Finances et de l’Économie. « Il n’y a pas de ministre responsable des CLD en tant que tel. Ce sont les MRC qui en répondent. Le CLD est redevable à la MRC et ultimement, c’est la MRC qui répond de la manière dont les sous ont été dépensés devant le gouvernement », a expliqué Jean-Pierre d’Auteuil. Notons que Mme Zakaïb n’a pas assisté à un seul conseil d’administration du CLD Les Maskoutains depuis son élection à l’automne dernier. Les postes d’observateurs sont offerts d’office aux députés élus dont les circonscriptions touchent le territoire du CLD. Aucun autre député ne semble s’en prévaloir à l’exception d’Émilien Pelletier. Par ailleurs, Mme Rioux a précisé que la future Banque de développement économique du Québec ne donnera pas plus de pouvoirs aux CLD de la province, qui agiront essentiellement comme porte d’entrée pour les demandes de prêts formulées par les entreprises. « C’est très semblable à ce que font déjà les CLD au niveau de l’accompagnement des entreprises dans la recherche de financement ou de subventions, mais au final, les décisions seront prises par Investissements Québec », a-t-elle souligné.

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