20 juillet 2017
Après-bal et raccompagnement
Par: Le Courrier

Le 22 juin avait lieu à Saint-Pie un après-bal et le 23 juin à Saint-Valérien. Ce service de raccompagnement, tout à fait gratuit et affectueusement appelé le « Nez Rouge pour ados » était présent pour une dixième année consécutive.

Ces nuits passées à la belle étoile, en supportant une cause, alentour d’un feu de camp, pendant que les étudiants fêtent la fin de leur secondaire procure beaucoup de sourires et de fous rires qui laissent de beaux souvenirs.

Quand les étudiants, ceux et celles qui n’ont pas de conducteurs désignés ou que les parents ne peuvent venir les chercher, viennent nous voir parce qu’ils ne sont pas aptes à conduire leurs voitures, alors les bénévoles sont prêts pour leur mission. C’est-à-dire ramener les jeunes en toute sécurité.

Mais des bénévoles, encore faut-il en avoir. Certains sont là depuis le début, comme François Gunther,Yannick Fréchette, Alex Méthot, sans oublier Benoit Forest et sa femme Carole Piques jusqu’à l’an dernier. Ces gens dont la disponibilité et la générosité méritent d’être soulignées. Aussi chaque année se greffent de nouveaux visages qui permettent à ce service d’accomplir sa mission.

Cette année, pour la première fois, le 23 juin à Saint-Valérien, quelque chose de triste s’est passé. Le manque cruel de bénévoles aurait pu tourner au drame. Seulement trois équipes de bénévoles étaient présentes. Remercions-les chaleureusement. Malgré tous les efforts pour les recruter, que ce soit Le Courrier, Le Clairon, les médias sociaux, les nombreux appels téléphoniques, rien n’y fit : trois équipes seulement.

La date était mal choisie. Entendre chanter « Gens du pays, c’est à ton tour de te laisser parler d’amour » n’arrive qu’une fois par année. Une belle occasion de fêter en famille ou entre amis.

Pendant ce temps, les bénévoles du service de raccompagnement sont sur la route. Des clients, des jeunes évidemment, sont en attente de leur retour pour être raccompagnés à leur tour.

Pour certains, cette attente en vaut la peine parce que leur sécurité et peut-être leur vie est en jeu. Pour d’autres, comme cette jeune fille qui trouvait l’attente trop longue et qui nous mentionne son intérêt de partir quand même avec son copain qui attendait dans l’auto qui n’était lui non plus en état de conduire. Malgré notre insistance pour qu’elle attende la prochaine équipe, elle est partie rejoindre son copain et ils sont partis en ne manquant pas l’occasion de nous faire un doigt d’honneur bien senti qui nous a tranpercé le cœur.

Nous en voulaient-ils personnellement à cause d’un service qui ne répondait pas à leurs attentes ou en voulaient-ils à la société adulte de ne pas être présente pour leur sécurité.

Qu’importe, le mal était fait. Ils sont partis. Heureusement, leurs visages n’étaient pas dans les médias le lendemain. Sinon, nous les aurions eus sur la conscience longtemps.

Cette lettre se veut un cri du cœur pour que lors des prochains après-bals, cette situation ne se reproduise plus.

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