28 février 2019
Carte blanche
Choisir ses combats
Par: Pierre Bornais

Depuis quelque temps déjà, la Ville est engagée dans ce qui peut devenir un bras de fer avec la CPTAQ, l’organisme responsable de la gestion du territoire agricole. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit d’un investissement industriel de l’ordre de 175 M$ ainsi que de la préservation dans la région maskoutaine de nombreux emplois.

Après entente avec l’entreprise en cause, l’administration municipale souhaite dézoner un important terrain qui lui appartient, mais situé en zone agricole. L’avis préliminaire de la CPTAQ semble peu favorable, l’UPA de son côté faisant valoir que la Ville possède déjà un espace de 30 hectares qui n’est pas soumis à la législation actuelle.

Aussi, il est capital que l’administration municipale et ses partenaires évaluent correctement la situation pour assurer la réalisation de l’objectif le plus important. Vaut-il la peine de mettre tout le projet en péril au prétexte que cet espace constitue une réserve pour le futur, tout en étant utilisé pour de la formation agricole? À moins qu’il y ait dans les discussions privées – et secrètes – entre les parties des éléments ou promesses qui soient incompatibles avec une telle implantation!

Le risque d’un refus de la CPTAQ est bien réel, car les membres de cette commission prennent leur mandat au sérieux quand la protection vise un territoire de qualité. On pourra se demander plus tard quel intérêt la Ville pouvait protéger en achetant une terre agricole de grande qualité et à prix d’or!

Sans oublier que, dans la région immédiate, il ne manque pas de municipalités qui accueilleront ce projet, sans aucune contrainte. L’important est de trouver une entente qui pourra satisfaire les deux parties. Et, la plupart du temps, mieux vaut bien choisir ses combats, maintenant!

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