29 novembre 2018
Construire l’avenir tout en préservant notre patrimoine
Par: Le Courrier

Dans la réflexion entourant la venue d’une nouvelle école secondaire à Saint-Hyacinthe, le conseil municipal de Saint-Hyacinthe souhaite appuyer officiellement l’option qui consiste à ajouter un nouveau chapitre à l’histoire bicentenaire du Séminaire en y accueillant de nouvelles cohortes d’étudiants maskoutains.

Pendant plus de 200 ans, le Séminaire a été un lieu phare de scolarisation, contribuant à former des générations d’acteurs marquants du développement de notre milieu. Nous sommes convaincus de la pertinence d’y poursuivre des activités d’enseignement. Il s’agit d’installations de qualité dans un environnement exceptionnel que nous aurions tout intérêt à revaloriser.

En 2014, la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe a fait un premier pas en ce sens en acquérant une partie des locaux du Séminaire, plusieurs plateaux sportifs et des terrains avoisinants. Face à cette approche qui consistait à reprendre des infrastructures existantes plutôt que de bâtir une nouvelle école, son président, Richard Flibotte, mentionnait alors que cette démarche s’inscrivait « dans un contexte de saine gestion publique […] mettant en lumière une vision de développement global d’une communauté ». Cette première étape d’un virage public pour cette institution a été des plus heureuses et nous croyons qu’il faut poursuivre dans le même sens.

Bien sûr, restaurer un édifice riche en histoire pour lui offrir une cure de jouvence ou une nouvelle vie implique des investissements. Pourtant, l’effort en vaut la peine, comme en témoignent notamment les grands projets de restaurations réalisés récemment par la Ville, dont ceux du Centre culturel Humania Assurance ainsi que du 1555 Marché public.

Or, la Ville ne peut à elle seule se porter garante de tous les bâtiments riches en histoire de son territoire. Elle s’applique déjà à redonner une nouvelle vocation au monastère des Sœurs adoratrices du Précieux-Sang et à l’église Notre-Dame-du-Rosaire. Nous pensons que d’autres acteurs de la communauté devraient saisir l’opportunité liée à l’annonce de crédits gouvernementaux pour une nouvelle école secondaire afin d’écrire une autre page de l’histoire du Séminaire. En effet, la Commission scolaire a besoin d’espace additionnel et les lieux sont déjà tout désignés pour un usage scolaire.

Nous sommes convaincus que les autorités du diocèse et du Séminaire souhaiteront poursuivre l’œuvre éducative de Messire Antoine Girouard et qu’ils trouveront un terrain d’entente avec la CSSH afin de convenir d’une solution gagnante-gagnante au bénéfice de notre collectivité. Le conseil municipal offre sa pleine collaboration en ce sens.

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