7 février 2019
Dumas, comme un seul homme
Par: Maxime Prévost Durand

Pour la première fois en près de 15 ans, Dumas monte sur scène en solo dans le cadre de la présente tournée, faisant suite à la parution de son nouvel album Nos idéaux. Photo Jimmy Francoeur

Avant même la parution de son dernier album, Nos idéaux, il y a tout près d’un an, Dumas avait en tête de faire une tournée en solo. Une façon pour lui de retrouver l’essence de ses premiers pas sur la scène et de sortir de sa zone de confort, en proposant quelque chose d’original. Et il le fait comme un seul homme.

C’est avec ce nouveau spectacle, qu’il présente au Québec depuis plusieurs mois déjà, que l’auteur-compositeur-interprète s’amènera à Saint-Hyacinthe le vendredi 15 février afin de plonger le public maskoutain dans son univers haut en couleur.

« J’avais dans l’idée de revenir avec un show solo, mais c’était important d’arriver avec quelque chose d’original. Je ne voulais pas que ce soit un show où je suis assis sur un banc avec une guitare », lance Dumas au bout du fil, dans un entretien téléphonique avec LE COURRIER.

C’est plutôt un « studio maison » qu’il transpose sur la scène, alors que les spectateurs voient comment chaque chanson est construite, à partir de sa guitare et des éléments de technologie « moderne, mais aussi vintage » qui l’entourent sur la scène. Tout ça avec des éclairages dynamiques et soutenus qui offrent une facture visuelle d’envergure.

« C’est plus stressant d’être seul sur scène, mais un coup que le show part, ça va. Au fil du show, j’amène les gens à danser et ça vire en party. En étant seul, quand les gens sont debout et qu’ils dansent, c’est d’autant plus satisfaisant. »

Des hasards

C’est dans cet état d’esprit « solo » qu’il a composé Nos idéaux, son 11e album en carrière. « La tournée était déjà prévue avant l’album, mais je me suis mis à écrire une ou deux chansons pour en avoir quelques nouvelles pour le show. Puis Gus Van Go, qui a réalisé l’album, m’a écrit en me disant que ce serait cool de faire quelque chose ensemble. Je me suis rendu à son studio à New York et on a enregistré deux chansons, puis trois et quatre et c’est devenu un album un peu par hasard. »

Ces hasards de la vie sont parfois les plus belles choses qui puissent nous arriver et, dans le cas de Dumas, ce nouvel album lui rappelle l’esprit de celui intitulé Le cours des jours, qui a marqué son répertoire avec des morceaux comme « J’erre » et « Linoléum ».

« Le nouvel album a eu beaucoup d’écho sur ceux qui me suivaient à l’époque du Cours des jours. Cet album-là avait eu un impact sur les gens et on continue de m’en parler aujourd’hui. J’essaie toujours de faire le meilleur disque possible, je veux aller toucher les gens et je crois que [Nos idéaux] a eu un super impact à ce niveau-là jusqu’à maintenant. »

Sans doute un autre hasard, la dernière fois qu’il était monté seul sur la scène dans le cadre d’une tournée, c’était justement pour celle qui a suivi la parution de l’album Le cours des jours, entre 2003 et 2006.

« Le seul Félix que j’ai gagné, c’est pour mon show solo, se souvient-il en riant. Mais je ne l’avais jamais refait, de monter seul sur scène. Les gens m’en reparlaient de ce spectacle. »

Bien qu’il défende ses nouvelles compositions pour cette tournée, Dumas jette tout de même un regard vers le passé en revisitant plusieurs des chansons qui ont marqué les gens au fil des années et qu’il transpose dans l’univers de ce spectacle. « Il y a beaucoup de clins d’œil au passé. C’est comme si les chansons se parlaient entre elles », soutient le chanteur.

Pour souligner ce retour dans le temps, Dumas a même inséré un segment de la chanson « Time After Time » de Cindy Lauper dans sa propre chanson « Linoléum ». C’était sans se douter qu’il allait collaborer avec l’idole des années 80 l’été dernier, quelques mois après le début de sa tournée.

Pour la version anglophone de la trame sonore du film La course des tuques, Cindy Lauper a interprété la chanson « Together », écrite justement par l’artiste originaire de Victoriaville.

« C’était surréaliste. Je suis allé passer une journée à New York pour retravailler la chanson et l’enregistrer avec elle. Je ne pensais jamais que ça m’arriverait de travailler avec une femme qui est une icône comme elle. Surtout qu’elle est une auteure-compositrice elle-même, alors de chanter ma chanson parce qu’elle l’a aimée, c’était spécial. » Le spectacle de Dumas en sol maskoutain le 15 février se tiendra au Cabaret André.-H.-Gagnon du Centre des arts Juliette-Lassonde.

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