8 novembre 2018
Carte blanche
Envers de médaille
Par: Pierre Bornais

La lune de miel après la vente de RONA aura duré trois ans et voilà que se produit tout un changement majeur d’orientation de la part de Lowe’s. Le super cadeau semble empoisonné, du côté des nouveaux administrateurs de la multinationale, puisqu’ils entreprennent déjà un travail de démolition des acquis.

Il y a bien sûr la fermeture rapide (dans deux mois) de plusieurs magasins au Québec comme dans les autres régions où l’entreprise québécoise avait pignon sur rue. Mais dans la foulée des pertes réelles d’emplois, il faut y ajouter un affaiblissement certain et réel de l’importance des fournisseurs, notamment québécois ou locaux. Tout cela, au nom d’une rentabilité insuffisante aux yeux des administrateurs américains.

Car c’est la loi du marché; tu achètes, tu évalues et, si les résultats ne sont pas conformes aux attentes, tu liquides le tout sans prendre en compte les humains impliqués. Et au final, ce sont les clients de la grande entreprise qui assumeront la facture. On apprend même que l’entreprise américaine n’a pas respecté certains engagements pris avec le gouvernement fédéral pour avoir accès à cette transaction. Un simple détail pour ces requins des affaires qui ne visent rien de moins que le contrôle absolu de secteurs économiques afin de les utiliser pour leur propre intérêt.

Il a fallu des « complices » pour arriver à cette transaction au Québec, lieu d’origine de ce fleuron qui avait réussi ici et ailleurs, grâce à une philosophie d’affaires originale. Le public en connaît plusieurs, dans l’ancien gouvernement comme dans la haute finance, et certains ont déjà payé le prix de cette trahison morale. Mais il y en a d’autres, dont certains occupent des postes élevés de direction dans le gouvernement caquiste mis en place. Il faut les avoir à l’œil!

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