20 juillet 2017
Premier roman
Jean-Louis Courchesne, le peintre devenu auteur
Par: Olivier Dénommée
Tout n’est pas toujours blanc, « polar où meurtre, enquête, vengeance, cupidité, guerre fratricide et amour s’entrecroisent », promet de garder le lecteur en haleine pendant près de 200 pages.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Tout n’est pas toujours blanc, « polar où meurtre, enquête, vengeance, cupidité, guerre fratricide et amour s’entrecroisent », promet de garder le lecteur en haleine pendant près de 200 pages. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Dans une autre vie, le Maskoutain Jean-Louis Courchesne a été éditeur-rédacteur de la revue Dossier Affaires et a longtemps travaillé dans les boîtes de communications et de marketing. Tout a changé lorsque la maladie l’a frappé, le poussant à faire un virage artistique en 2008.

C’est vers la peinture qu’il s’est dirigé, développant son propre style, mais l’écriture n’a jamais été bien loin dans son esprit. M. Courchesne a publié en février son premier roman policier, Tout n’est pas toujours blanc, après un processus qui s’est échelonné sur plus de 12 ans.

« J’ai assisté à une conférence de l’auteur Marc Fischer en 2004, intitulée Écrire », se souvient le Maskoutain, qui y voit un déclencheur dans son processus. Il a de nouveau assisté à un atelier de Fischer en 2006, puis une dernière fois en 2014, ce qui l’a convaincu de foncer et de réaliser son rêve. « Ce dernier atelier m’a poussé à reprendre mes notes et à écrire mon scénario et mon synopsis. » L’ombre de la maladie a aussi certainement contribué à encourager l’artiste à foncer. « On y pense », admet-il simplement. 

À l’automne 2016, il remettait un manuscrit aux Publications Saguenay, entreprise spécialisée en accompagnement d’autopublication et, quelques mois plus tard, Tout n’est pas toujours blanc se retrouvait dans plusieurs Buropro Citation, dont celui de Saint-Hyacinthe.

Sociofinancement

M. Courchesne s’est trouvé des « alliés » via la plateforme de sociofinancement Haricot, où il invitait les gens à faire un don en échange d’une de ses œuvres de valeur équivalente. « Ça m’a permis de financer l’édition de mon livre à 78 %. Je recommande cette méthode à tous, mais c’est important de redonner et pas juste quêter de l’argent », estime-t-il.

À suivre

En finalisant l’écriture de son premier roman, l’auteur considérait son histoire terminée, mais certains de ses lecteurs voyaient les choses autrement. « On me demandait constamment quand allait venir la suite. Je n’en avais pas prévu une initialement, mais comme j’avais laissé une fin ouverte, j’ai décidé de le faire. Ça va se passer six ans plus tard, et j’ai commencé par écrire le premier et le dernier paragraphes de l’histoire. » 

Par contre, M. Courchesne ne s’est pas donné de contraintes temporelles pour la sortie de cette suite. « Toute ma vie, j’ai été menotté à des deadlines. Je n’ai pas envie de me donner une pression inutile », résume-t-il. 

Après le tome 2, il souhaite poursuivre l’écriture, en empruntant possiblement un autre genre littéraire que le policier. « Lequel? Je ne sais pas encore! »

Ceux qui souhaitent questionner Jean-Louis Courchesne quant à ses projets ou tout simplement l’encourager auront l’occasion de le faire lors d’une séance de dédicaces en librairie, le samedi 29 juillet au Buropro Citation des Galeries St-Hyacinthe. Il y sera de midi à 14 h.

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