12 octobre 2017
Karine Payant : pour la famille
Karine Payant : pour la famille
Par: Benoît Lapierre
Karine Payant, candidate dans le district Saint-Joseph. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Karine Payant, candidate dans le district Saint-Joseph. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’ambitieux complexe résidentiel appelé le Faubourg de la Gare qui devait prendre forme au printemps 2017 change de propriétaires, de vocation et de nom, a appris LE COURRIER.

« Plusieurs personnes me disaient « Karine, on te voit là-dedans ». J’y avais déjà pensé, mais il y a quatre ans, j’avais passé mon tour », raconte-t-elle. Le départ de la conseillère Johanne Delage devient donc pour elle le moment propice à une entrée en politique municipale. Elle tentera de ravir le siège laissé vacant par Mme Delage en semesurant à une autre résidente du quartier, Stéphanie Messier.
Ce qui l’intéresse surtout dans la vie municipale, c’est la dimension humaine. « Tout ce qui est famille, citoyen, c’est important pour moi. Partout, tout est adapté au modèle « deux adultes, deux enfants » mais mon but, c’est d’apporter quelque chose à toutes les familles, pas juste aux familles standards. »
Mme Payant, qui fêtera ses 42 ans dans quelques jours, sort elle-même des sentiers balisés avec ses cinq enfants, qui sont encore tous à l’école, du primaire à l’université. Elle en aurait six aujourd’hui, si elle n’avait pas eu le malheur d’en perdre un à la naissance.
Mariée à un Cubain, elle a séjourné à Cuba durant quelque temps et y a fait de l’aide humanitaire. Originaire de Montréal, elle est depuis 14 ans la gérante de la boutique OK Kids, des Galeries de Saint-Hyacinthe.
Karine Payant a commencé ses promenades dans le quartier pour rencontrer les résidents et tendre l’oreille pour mieux connaître leurs préoccupations. « Le projet Réseau Sélection, tout le monde m’en parle. Mon opinion, c’est que ça déferait l’image de Saint-Hyacinthe. C’est beaucoup trop gros pour le centre-ville et là-dessus, tout le monde est sur la même longueur d’onde. Il y a eu une pétition dans le dossier, il faut une bonne réflexion et la Ville avait intérêt à faire une pause », estime-t-elle.
Elle entend aussi parler des liens manquants avec le réseau des pistes cyclables et retient quelques suggestions, comme la création d’un parc à chiens dans le quartier.Elle croit aussi qu’il y a des améliorations à apporter dans l’aménagement des parcs, côté sécurité. Son agente officielle, Diane Lapierre, a déjà trouvé une seringue dans le parc à l’arrière de la rue de la Forge. « C’est un endroit qui n’est pas très bien éclairé », a-t-elle noté.
Et les avis publics? Elle ne croit pas que la Ville de Saint-Hyacinthe devrait se limiter à ne les faire paraître que sur son site web, une possibilité que lui offre la Loi 122, récemment sanctionnée à Québec. « Ça ne rejoindrait pas tout le monde, il y a beaucoup de gens qui n’ont pas accès à internet et qui ne pourraient pas suivre. Moi, je suis très « vieilles méthodes » et je veux que les avis publics restent publiés dans le journal. C’est là que les gens ont l’habitude de les trouver. » 

image