18 décembre 2014
Monsieur Claude Corbeil, maire Membres du Conseil municipal
L’Alcôve prône l’exonération de taxe
Par: Le Courrier

Je vous rencontre ce soir pour vous dire et vous faire savoir à quel point nous, à la Maison l’Alcôve, sommes déçus. Déçus de votre décision de dire non à notre demande d’exonération de taxe d’une part, mais surtout déçus de votre attitude envers nous et l’ensemble des organismes propriétaires.

Vous offrez de l’argent pour la coupe Le Blanc, 10 000 $ et vous ne pouvez offrir aux organismes l’exonération de taxe. Vous êtes prêts à octroyer 225 000 $ pour le 100e du Royal 22e Régiment et vous ne pouvez offrir aux organismes l’abolition de la compensation. Pour vous, c’est prestigieux. Pour nous, c’est devenu enrageant! Alors ne nous servez plus l’argument que vous n’avez pas d’argent et que les temps sont difficiles pour la Ville. Nous, nous ne vous croyons plus.

Voulez-vous que l’on compare les retombées économiques? Maison l’Alcôve emploie 23 personnes qui dépensent chaque jour à Saint-Hyacinthe, pendant toute l’année. Maison l’Alcôve aide 200 personnes chaque année à redevenir de bons et loyaux citoyens qui à leur tour participent à faire rouler l’économie de la Ville. Maison l’Alcôve aide à éviter l’éclatement familial de par ses services, encore d’autres personnes qui gardent leurs moyens financiers pour mieux dépenser ici. Quelque 300 personnes passent par Maison l’Alcôve chaque semaine; tous ces gens font des achats dans notre ville, et ce, depuis 29 ans!

Ça, ça ne vaut pas une exonération de taxe?

Et là, je ne vous parle que de Maison l’Alcôve. Si nous rassemblons les organismes propriétaires, j’imagine que nous arriverions à des montants assez astronomiques, si nous les évaluions en dollars, mais avez-vous idée de ce que ça représente en investissement humain?

Mais, l’investissement humain, c’est beaucoup moins prestigieux. Toutefois, pour les organismes, s’occuper de l’être humain qui vit dans votre ville, c’est tout aussi « Étourdissant », « Cérébral », « Épuisant », « Déroutant » et « Complexe » que le dit votre campagne de publicité… qui a coûté combien déjà?

La réponse négative que nous avons reçue, par votre lettre du 7 octobre 2014, monsieur le Maire, est inacceptable. De plus, dans cette même lettre à la 2e page, vous écriviez : « …alors que l’objectif du conseil municipal est certainement d’éviter, dans la mesure du possible, une augmentation du fardeau fiscal des contribuables, surtout dans une période où la rareté des ressources financières touche tout le monde. » Quand on pense que dans notre cas à la Maison l’Alcôve, nous payons depuis 29 ans, toujours au même taux pendant que tous les autres propriétaires fonciers passaient de 1,49 $ en 1998 à 0,755 $ en 2014. Par contre, par souci de justice probablement, tout comme pour les autres propriétaires fonciers vous augmentez la valeur de notre bâtiment. Ce qui fait que nous, à la Maison l’Alcôve, sommes passés de 4 918 $ en 1998 à 8 214 $ aujourd’hui, quand tous les autres propriétaires ont eu un compte de taxe pratiquement toujours au même coût pendant tout ce temps. Si ce n’est pas une augmentation du fardeau fiscal pour nous, ça, nous vous demandons c’est quoi?

Vous écriviez aussi plus loin : « … mais il en va d’une question d’équité fiscale envers l’ensemble des propriétaires maskoutains ». C’est devenu indéniable, nous n’avons assurément pas la même notion d’équité puisque nous, nous payons plus, et plus, et plus.

Par contre, ce en quoi nous croyons, c’est que devant ces faits, un conseil municipal a le droit de changer d’idée.

Comparer l’argent que vous donnez avec des montants que vous facturez et recevez est une erreur. Ces dossiers doivent être traités indépendamment. Nous ne demandons pas un don, ni une subvention, nous demandons une exemption de taxes, telle que la Commission municipale l’a accordée. Nous vous demandons de faire comme la Ville de Longueuil, les Municipalités de Saint-Jean-Port-Joli et Saint-Guillaume et plusieurs autres en ne chargeant aucune compensation et par ce, nous donner un coup de main ainsi qu’aux autres organismes propriétaires. Nous vous demandons, ce soir, lors du vote du règlement en lien avec ladite taxe de dire non à sa continuation et de l’abolir dès maintenant, pour qu’en 2015, nous n’ayons pas cette facture à payer. Il est encore temps, ce n’est pas voté.

Espérant recevoir une réponse positive à cette demande, monsieur le Maire, mesdames et messieurs les conseillers, veuillez recevoir nos salutations distinguées.

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